Le Blog de CL

Mes humeurs, mes lectures et tout ce qui me passe par la tête et que vous ne souhaitez pas forcément savoir !

26 novembre 2008

La Foire... oups, pardon, le Salon du Livre de Montréal

Il parait que la littérature est en crise et que les gens ne lisent plus. Alors, en réaction, l’Industrie Du Livre (nominée, via ce post, Connard du Jour) a eu cette brillante et déconcertante idée de créer Le Salon du Livre.  Le titre est louable, l’initiative sûrement honorable, mais il faudra lui dire à l’Industrie du Livre que d’un point de vue purement marketing (oui je sais, culture et marketing font rarement bon ménage), c’est quand même se tirer une balle dans le pied que de faire payer des droits d’entrée aux clients (car hormis acheter, je ne vois pas bien ce qu’il y a à faire d’autre là dedans ?) qui sont venus se perdre dans cet immense magasin, dans un souci pourtant estimable de vouloir s'instruire.

Ou faut-il au contraire saluer le génie marketing qui réussit à faire venir plus de 120 000 personnes au Salon en moins d’une semaine à raison 8$ l’entrée et 2.50$ le vestiaire ? Les Renaud Bray, Indigo et autre Chapters doivent être verts de n'avoir pas réussi ce tour de force.

Mais alors, me direz-vous, pourquoi se plaindre ? Pourquoi n’avoir pas suivi la règle du boy-cott que je me suis fixée depuis des années, préférant de loin le calme de n'importe quelle libraire et surtout celui de la superbe BNQ plus propice à mon sens à un bon contact avec les livres ?

Oui, pourquoi ? La réponse dans un prochain post. 

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23 novembre 2008

Les élections provinciales

Nous sommes actuellement en campagne électorale provinciale au Québec. L’autre jour, de retour de l’école, nous croisons un drôle de type, béret visé sur la tête et, à la main, une crosse en bois de pèlerin montée d’une superbe fleur de lys. Il se présente « Bonjour, je suis le candidat du parti indépendantiste pour votre comté ».
- Ah, du
Parti Québécois ?
Le mec, offusqué :
-
Ah non !! Le PQ a renié son origine première, ils ne militent plus pour la souveraineté du Québec. Moi, madaaaaaaame,  je suis l’héritier direct de René Lesvèque. On continue, au sein de notre parti qui a été créé à partir des désillusionnés du PQ, la lutte pour l’indépendance ! ».

Je trouve ça marrant, l’idée du Parti Indépendandiste, en scission du PQ. C’est une plateforme électorale en soi, un bon résumé de leur (unique) message électoral. Why not. Je le salue en lui expliquant que, même si je ne partage pas tout à fait ses idées (j’utilise le pluriel par simple politesse), je lui souhaite malgré tout bonne chance.

Alexane est intriguée « Pourquoi tu n’es pas d’accord avec le monsieur ? ». Je lui explique que ce sont les élections (« Tu vas voter pour Obama ? »), et que cet homme milite pour séparer le Québec du Canada.

Regard horrifié de ma fille « IL EST MECHANT !!! »
- ?? Bien
non. Pourquoi tu cries comme ça ?
-
Moi, je ne veux pas qu’il y ait la mer au Canada. Je veux pas prendre de bateau pour aller à Québec !!

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17 novembre 2008

Trop logique

Samedi matin, à l’école de danse de nos filles.

Chaque cours se termine par 5mn d’une petite chorégraphie que les enfants montrent à leur parents tout fiers de leur progéniture. Le cours d’Héloïse terminant 15 mn avant celui de sa soeur, elle assiste chaque semaine à la chorégraphie d’Alexane. Samedi, Mon Mec lui demande d’aller se rhabiller au vestiaire avant de nous rejoindre dans la salle de cours d’Alexane. La chorégraphie commence alors, sans qu’on remarque l’absence d’Héloïse. La foule des parents est nombreuse, la salle vite remplie, on ne s’inquiète pas, on se dit qu’elle est assise quelque part à regarder sa soeur danser. Quand le cours s’achève et que la salle se vide, point d’Héloïse. On la retrouve assise sur un banc dans le hall, en pleurs d’avoir raté la danse de sa soeur.

-  Pourquoi n’es-tu pas revenue dans la salle ?  lui demande-t-on.
-  Je suis revenue ! Mais il y avait plein de monde devant la porte et je n’arrivais pas à passer.
-  Pourquoi ne leur as-tu pas demandé de te laisser passer ?
- Ben parce que je ne les connaissais pas. Et il ne faut pas parler aux inconnus !!

Logique.

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14 novembre 2008

Comme d'habitude

Dans une pizzéria à coté du bureau, un midi de cette semaine. Après le repas, je commande un thé.  Le pizzaïolo, virtuose qui assure aussi bien la confection des pizzas, la mise au four, le suivi de la cuisson que la tenue de la caisse, me le sert dans un sourire charmant : "Je vous l'offre".  Surprise! Cela fait si longtemps que je n'ai plus reçu ce genre de cadeau. Ici, à Montréal, le personnel des cafés est essentiellement composé d'étudiants, qui vont et viennent, jamais les mêmes, et qui de toute façon n'ont pas l'autorité pour faire ce genre de faveurs. Le process de fidélisation de la clientèle passe, avec (plus ou) moins de bonheur, par une carte de fidélité, qu'on doit faire poinçonner  (quand on pense à la sortir) et qui nous donnera droit, au bout du 10ème café à un café gratos, servi avec la même indifférence qu'un café que l'on paye.

C'est très loin du petit geste "c'est la maison qui offre" et de ce qu'il signifie. Cette façon que je juge plus délicate de vouloir vraiment faire plaisir au client.

Moi qui ait tant de mal avec les habitudes, j'adore la notion "d'habitué". Ce status particulier que l'on acquiert peu à peu, au fil du temps, par le simple fait de revenir régulièrement au même endroit. Quand j'habitais Paris, je m'arrètais souvent prendre mon thé matinal dans un café, rue Pernety. Pas forcément tous les jours, mais tout de même, plusieurs fois par semaine. Le garçon au comptoir était toujours le même, un homme sans âge, qui faisait partie intégrante du décor et qui participait directement à la convivialité de l'endroit. Peu à peu, je suis devenue une habituée.

Le processus, quoique lent et quasi-imperceptible, est aussi immuable. Il y a d'abord les matins où l'on nous précède sur la commande "Un thé Earl Grey pour la demoiselle ?". Puis ensuite, on rentre, un sourire et sans mot dire, le thé nous est servi. Quelquefois, sans raison apparente (parce qu'il faisait beau, parce que le garçon était d'humeur généreuse, parce que ce jour-là il voulait me faire plaisir, ou se faire plaisir par un petit geste courtois) le garçon me souriait en complice, et au moment de me servir ou au moment de payer, m'annonçait dans un sourire galant "C'est la maison qui offre".

Il y a un vrai plaisir à se voir ainsi offrir les petits riens qui ponctuent nos vies. Le plaisir du privilégié, qui nous donne une importance, moindre mais réelle. Cette impression  d'être reconnu, de sortir du lot, de n'être plus un nobody qui commande son thé, mais plutôt la-demoiselle-qui-boit-du-thé-Earl-Grey-le-matin-sur-le-chemin-de-la-gare.

Comme si, le fait qu'un garçon de café, avec qui on ne discutera peut-être jamais d'autre chose que du temps, en nous offrant "de la part de la maison" notre thé quotidien justifie notre petite personne et sa présence ici et maintenant.

J'y songerai encore, en buvant un thé au Sushi shop "vous y avez droit, votre carte est full".

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10 novembre 2008

C'est Noël !

Dans la grande line-up commerciale, Halloween est terminé. Next. C'est maintenant au tour de Noël. !

Dans les rues, les décorations commencent à fleurir. Dans les revues, des trucs z'et astuces nous sont donnés pour passer un réveillon zen z'et harmonieux. Dans les magasins, tout clignote en rouge, vert et or (voire en bleu et argent, pour ceux qui se la jouent chic-tendance-loin-du-vulgaire). Seul baume (pour l'instant...), les radios n'ont pas encore commencé à émettre les sempiternels chants de Noël, remixés R'n B voire Gangsta Rap, car Noël est une fête moderne, merde, l'église ne cesse de le répéter.

Bref, sur le sujet des cadeaux, je lisai la semaine dernière un article dans un prospectus de promotion pour une oeuvre caritative, un article engagé donc dans le créneau "vous les nantis, donnez (nous votre argent) plutôt que d'offrir (des merdes à vos amis)". Une statistique intéressante a retenu mon attention :
1 canadien sur 4 ne se rappelle plus quel cadeau la personne qui lui est la plus chère lui a offert.

Du coup ça m'a fait réfléchir... Primo, qui perd son temps à dresser ce genre de stats ? Secundo...mais qu'est-ce que Mon Mec m'a offert l'an passé ??? J'ai mis une semaine à m'en rappeler. Pas fort, d'autant qu'il s'agit d'une superbe réplique de La Muse de Brancusi, expédiée spécialement du Museum Guggenheim Shop de New-York (la CL-asse quand même!).

muse

Bref, moi qui déteste le magasinage de Noël, qui n'ait jamais d'idée "cadeau idéal pour les êtres que vous aimez", je m'en vais de ce pas faire quelques copies de cette information de la plus haute importance, histoire de l'afficher sous le sapin, près des chaussures vides. "Je t'offre rien, de toute façon, tu ne t'en rappeleras plus l'an prochain".

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Allez, avouez, vous non plus vous ne vous en rappelez plus, hein ?

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04 novembre 2008

Le fantôme et le chat noir

En collaboration spéciale, une histoire écrite par ma fille Alexane à l'occasion de l'Halloween. Comme je suis fière.

Il était une fois, quand le soleil se coucha, un petit fantôme qui apparu dans le noir. Il vit un chat noir car il était allé dans les champs de citrouilles. il vit un sac rempli de sang brillant. Il se demandait à qui appartenait le sac. A coté, il y avait des bonbons et des pistaches au chocolat blanc. Ça goutait les oranges et les bananes aux ananas. Là, les cloches de l'église sonnèrent. Il eut terriblement peur lorsque le chat noir lui dit :
- N'aie pas peur, petit fantôme. C'était seulement les cloches de l'église !

Ils rigolèrent et vécurent heureux jusqu'à la fin des temps. Fini.

Posté par CL_leblog à 07:14 - CL et ses CL-ones - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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