Le Blog de CL

Mes humeurs, mes lectures et tout ce qui me passe par la tête et que vous ne souhaitez pas forcément savoir !

30 avril 2009

Scientifiquement prouvé

Je ne me souviens plus comment on nous a formés au raisonnement scientifique lors de mes études en France. Mais j’aime la façon dont ils l’apprennent à nos enfants, ici.

Héloïse est en maternelle, et déjà elle se livre à quelques expériences scientifiques. Pour leur apprendre à raisonner, on leur décrit l’expérience qui va être menée. Les enfants doivent ensuite donner le résultat de l’expérience tel qu’ils l’imaginent. Puis faire l’expérience, histoire de corroborer ou d’infirmer leur idée première.

 

Cet hiver, une des expériences portait sur la liquéfaction de la neige selon le contenant dans lequel elle est stockée. Trois choix de contenant possible, un verre en polystyrène, un verre en plastique et une boite de conserve. Héloïse, comme idée première, a coché le verre en plastique. Le résultat de l’expérience a ensuite montré que la neige fondait plus vite dans la boite de conserve.

 

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Par curiosité, je lui ai demandé pourquoi elle avait coché le verre en plastique. Elle m’a répondu, selon une logique qui se défend finalement : « Ben, il est en haut de la page, donc c’est le premier qu’on a rempli, donc c’est le premier qui aurait dû fondre ».


CQFD.

 

 

 

 

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29 avril 2009

Beau

Je l’attendais depuis un moment, il n’était pas disponible en stock, puis il y a eu un problème d'emballage et finalement, il m’est arrivé la semaine dernière. C’est un livre particulier pour moi. Un livre écrit par quelqu’un que je connais. Le livre d’un ami.

 

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Un truc que j’aime bien, c’est lire en marchant. Oui, c’est faisable. J’ai perfectionné la technique depuis des années et je m’en sors plutôt bien. Donc dès la réception du-dit livre un matin au bureau, je comptais mettre ma technique en application dès le midi … quand j’ai feuilleté le livre. Stupeur et étonnement (oui, je varie), le livre de mon ami est d’une facture rare de nos jours. Enfin, rare parmi les livres que moi je lis, je veux dire. Ce livre, en effet, n’est ni rogné, ni massicoté. Un livre dont il faut couper soi-même les pages !


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L’intention me parait évidente. Ce livre en est un sur l’édition, il parle de littérature du point de vue du monde de l’édition, durant les 30 dernières années. Il parle donc, entre autre, du livre en tant qu'objet. Et il se devait d'en être un digne représentant. C'est chose faite.

Juste que je ne le lirais pas en marchant. Ou bien si, mais en m'ayant assuré avant d'en avoir coupé les pages.


[O. Bessard-Banquy, La Vie du livre contemporain. Étude sur l'édition littéraire, 1975-2005]

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28 avril 2009

Les lundis après NYC devraient être interdits

Retour de NYC dimanche soir donc. Un temps estival pour un week-end d’exception. Hôtel sur Central Park Avenue, chambre avec vue sur. Samedi, 3h de roller dans le parc. Pas de Cabrel dans mon lecteur, dommage, « Ma place dans le trafic » eut été idoine. Slalom géant donc, façon Space Invaders entre les carrosses rococos (gaffe au crottin), les cyclistes, les joggers, avec ou sans poussettes, les flâneurs, avec ou sans clebs (voire avec lapin!), les pousses-pousses, toute une foule (une faune ?) indescriptible and so typical (« You’re in New York City, you know… »)...

 

Puis break lecture sur un coin de pelouse, histoire d’aérer les chaussettes. Pause miam miam glou glou. 20 mn de queue au micro stand de hot dog/glaces/boissons, et la découverte du siècle, l’esquimau recouvert de brisures d’Oréo (oui, je sais…).


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Coup de soleil d’usage, histoire de peaufiner mon bronzage pour la soirée de gala organisée par la boite pour le soir (la raison officielle de ce week-end). Retour à l’hôtel en tee-shirt, en sueur et en roller. Ignorée donc (méprisée ?) superbement par le groom à l’entrée. Puis, 1h et une douche après, robe de soirée, talons aiguilles et sac des grands soirs, et le groom de se précipiter tout sourire pour m’ouvrir la porte. Lui ai pas filé un cent, suis aussi cheap en roller qu’en tailleur (moi aussi je sais être mesquine).

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Soirée limo, champagne’n business networking sur la terrasse en bois du Boat House, charmant resto au bord du lac dans Central Park. Avec 1/4h tendresse quand 2 ratons-laveurs, avec leur mine patibulaire des hommes masqués (Zorro, on t’a reconnu), sont sortis de dessous la terrasse avec leur 2 petits (Je lance le Grand Concours « Et le bébé raton laveur, il s’appelle comment ? » le ratounet laveur ? Le raton laveton ?…). Retour alcoolisé en slalom moins géant (ben oui, les talons…) dans un frisson de simili-terreur dans le parc déserté (« Central Park la nuiit ? Mais tu es foooooooooooollle ? » « Ben, oui. Pourquoi ? »)

 

Dimanche, au saut du lit, je me dis, allez, un peu de magasinage, j’y vais à pieds. 2 blocs plus loin, demi-tour, je reviens à l’hôtel récupérer mes rollers. Tant pis pour les achats façon tortue, à moi les rues new-yorkaises les cheveux dans le vent. Brunch au Bryant Park puis ballade sur Broadway fermée exceptionnellement à la circulation (Thank You Mister President, vraiment il fallait pas). Toute la rue, fraîchement refaite en plus, pour moi toute seule. Bonheur indicible…

 

Puis lundi, back to normal life.

On va pas se plaindre non plus.

Heu…si finalement.

 

[Pour suivre le commentaire suggéré par VM, post à CL-asser dans la catégorie "Je me la pète à l'international"]

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27 avril 2009

28


Quand, à Montréal, en une journée comme aujourd'hui de fin avril,

28 se décline en Celsius et pas en centimètres,

on peut décemment déclarer que l’été est là.

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24 avril 2009

Big Apple again

Demain, nouveau week-end à NYC prévu. J’espère pouvoir y parvenir cette année. On y croit (je vole avec Continental, ça augmente les chances). Le printemps ayant pris des airs d’été, j'ai ressorti hier mes rollers histoire de dérouiller mes ABECs en vue d’un petit entrainement et reprise en main du matos avant NY.

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A Montréal, patiner sur les trottoirs est quasi-impossible, le revêtement est trop irrégulier. Les pistes cyclables n’ayant pas encore été nettoyées (shame), la chaussée des rues reste la meilleure des options. Le roller, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. On retrouve très vite les bons vieux réflexes : gaffe aux gravillons qui bloquent les roulements, on évite le sable et on privilégie les rues à sens unique, que l’on remonte à contre-sens (toujours avoir le danger en face).

 

La reprise a été tranquille, une petite heure dans les rues et les parcs du Plateau au soleil déclinant. Une saine activité.

 

Maintenant, reste plus qu’à downloader mon lecteur mp3 avec des musiques idoines (gangsta’ rap & hip hop), et me voilà parée pour un bon ride à Central Park !


[ Je sais, je me la pète :) ]

 

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23 avril 2009

Foutez-moi la paix

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Fin mai 1969, John Lennon et de Yoko Ono organisaient leur célèbre bed-in et recevaient en pyjama dans une suite de l'hôtel Reine Elizabeth à Montréal. 40 ans après, le Musée des beaux-arts de Montréal souligne cet événement en présentant Imagine : la ballade pour la paix de John & Yoko, organisée avec la collaboration de Yoko Ono.

 

Une expo gratuite, participative et où même les appareils photos sont autorisés. Quoique (ou forcément) centrée sur le couple célèbre, c’est une rétrospective intéressante du message, qu’on pourrait penser presque naïf et auquel pourtant on veut désespérément croire (malgré tous les cons alentour), que les célèbres amoureux défendaient à l'époque « IMAGINE LA PAIX ».

 

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Parmi les activités amusantes, il y a des jeux d’échecs blancs, sur damier blanc, avec pièces blanches pour les 2 camps. Les règles du jeu «Play It by Trust » . On peut planter un clou sur un panneau blanc et y accrocher un cheveu (blanc, tankaf’), estamper un « Imagine la paix » sur des cartes du monde punaisées sur les murs. Murs noircis, à coté de l’étiquette « Prière de ne pas écrire sur les murs ».On peut accrocher un message de paix sur les Wish Trees installés dans la dernière salle.

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Bref, une expo haute en couleurs blanc, ambiance Peace and Love un peu décalée (le blanc, en 2009, ça fait iPod). Une bonne piqure de rappel tout de même pour dire « la guerre, c’est mal. La paix, c'est mieux».

 

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Puis enfin, à la sortie,  il y a la boutique « Imagine le pèze » vu les prix pratiqués. Mais pour un expo gratos qui traite de la paix, on pourrait presque dire que ... c’est de bonne guerre.

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21 avril 2009

Les plus mal chaussés

Pour Fido, je me moque, je me moque. Mais j’en oublie une autre énigme de l’Internet, l'IETF (The Internet Engineering Task Force), un groupe informel (peut-être que ceci explique cela ?) qui participe à l’élaboration de la plupart des nouveaux standards de l’Internet.

 

Outre leur créativité à trouver des noms de Task Group rigolos (personnellement, j’aime beaucoup monami6), à produire toute une série de RFC du 1er Avril (le geek est drole), cette « large open international community [..] concerned with the evolution of the Internet architecture and the smooth operation of the Internet.  y va tellement smooth qu’ils n’ont toujours pas trouvé le traitement de texte et que, pour les figures, il faut être un champion de l’art ASCII.


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20 avril 2009

Vive le progrès

Je rentre dans le centre Fido sur Mont-Royal pour acheter une carte pré-payée pour mon cellulaire. Dans ce temple de la haute-technologie les iPhones cotoyent les BlackBerrys (BlackBerries ?, j’en perds mon franglais), on nous vante les mérites des abonnements avec transferts de données illimités, le roaming international, il y a 3 MACs pour une vendeuse et 2 écrans plasma sur les murs. 

Sur le comptoir, pourtant, une simple pancarte  « Cartes pré-payées, cash seulement ».

Je m’étonne auprès de la vendeuse :
- On ne peut pas payer en VISA ?
- NAN.
- C’est fou, non ? Même mon pain à la boulangerie à coté de chez vous, je peux le payer en Interac.  C’est incroyable quand même.

La fille est visiblement blasée, on lui a trop fait ce genre de discours. Elle me répond sur le ton de « je ne suis qu’une vendeuse, je ne suis responsable de rien ».
- C’est pas moi qui décide. C’est le patron.
- C’est quoi son numéro, à votre patron, que je l’appelle pour en discuter ?
- Je suis désolée, je ne peux pas vous donner son numéro.
- Ah ben oui, je suis bête. Il n’a pas encore le téléphone, c’est ça ?

...

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14 avril 2009

Coté soleil

[ Centre ville de Montréal. Un midi il y a deux semaines]

J’aime me promener à l’heure du lunch, surtout lors d'une journée comme celle-ci, quand le soleil brille, réchauffe et aveugle. Je pars, avec pour seul objectif de rester sur le trottoir coté soleil. Mon bureau se trouve au pied du Mont-Royal, et je me décide aujourd’hui pour une petite incursion pédestre dans le royaume des nantis. Direction Crescent Redpath.

Cette rue m’a toujours fascinée. C’est un cul de sac, comme l’indique le panneau à l’entrée. Une rue accrochée à flanc de colline (oops, de montagne, comme on désigne le Mont-Royal ici) qui se termine par une boucle, bordée d’augustes demeures.

La géographie du lieu, la hauteur de vue qu’il donne sur la ville est le reflet direct de la position sociale des habitants.

Les maisons respirent l’opulence, différentes architectures se mêlent, mais toujours de bon goût. Qui va du style victorien anglo-saxon au dernier style contemporain. Une maison, bâtie sur 3 étages, accueille même en son centre un arbre exotique sur toute sa hauteur, dans un hall entièrement vitré. Le calme règne, un vrai désert, malgré les innombrables jardins ensoleillés en cette heure du midi. Le printemps est encore jeune, la neige persiste par endroit, ce qui explique sans doute l’absence de jardiniers.

Les voitures dans les driveway donnent le ton. BMW, Mercedes, des 4x4 divers, puis Golf ou Beetle pour Madame. Les voitures le long du trottoir sont plus modestes. Le petit personnel sans doute, nannies et femme de ménage. J’aperçois des sièges-autos et des doudous oubliés sur la plage arrière de certaines. Dans un arbre, pas trop haut, une cabane en bois. L’enfance ici est à l’abri de la fracture sociale. Elle pousse sous fond d’air climatisé et, comme l’ambiance générale le laisse penser, sûrement de façon feutrée, sans bruit, avec toute la distinction due à son rang.

Je suis seule à marcher sur les trottoirs. Parfois quelque voiture me croise, qui m’ignore. Sauf une, dont le chauffeur me regarde de façon plus insistante. Est-ce ma veste de cuir noir ou mon échappe (un keffieh bordeaux et noir) qui font tâche ?

Plus loin, je croise d’autres marcheurs. Ils sont du quartier, visiblement. Cela se voit à leur façon affectée de ne pas me regarder. Subtile politesse qui évite d’agréer le fait si commun, si vulgaire, étrange pour tout dire, que l’on se déplace à pieds. Ils regardent au travers de moi, vers un ailleurs qui se situerait dans mon dos. L’indifférence en tant que marque extérieure de richesse...

Puis il y a eux. Un jeune couple dans une Toyota Echo estampée du logo Commun’Auto, qui les trahit encore plus que mon cuir. Je souris « Tiens, des potes », eux aussi en visite urbaine. Comme pour confirmer la chose, je croise le regard de la passagère qui est franc, pas fuyant ou indifférent comme les marcheurs de tout à l’heure. Je sens dans son sourire la complicité de ceux qui ne sont pas à leur place et le reconnaissent. Je lui souris de plus belle, en un acquiescement tacite et complice.

C’est beau, cet endroit. Cela respire le calme, la sérénité des gens aisés qui n’auront pas l’indécence d’exposer leurs tourments au Grand Extérieur. Seule dissonance notable, Balavoine (oui, je traverse une période musicale nostalgique...) qui me parle d’un enfant assis qui attend la pluie.

Ici, ils n’attendent rien. Il n’y a rien à attendre. Il y a juste à profiter. Comme cet homme, sur sa terrasse design qui domine la ville, allongé sur une transat en teck (quel autre bois dans ces rues?) et se permet une sieste au soleil.

Au moment où je finis ma boucle, rejoignant mon point de départ, au croisement que fait Crescent Redpath avec l’avenue des Pins, je la vois, la Commun’Auto qui a fini elle aussi son exploration sociale. Et qui comme moi rejoint l’autre rive. Celle des gens du commun.

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13 avril 2009

Telle fille, tel père

Je suis très fière. Mon père, après avoir découvert mon blog, assez récemment d'ailleurs, a décidé de s'y mettre aussi. Ses débuts sont récents, mais déjà ses deux premiers posts me rappellent, même si je ne l'oublie jamais, la chance que j'ai d'avoir un père tel que lui.

Posté par CL_leblog à 14:41 - On s'en fout mais je vous le dis quand même - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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