Le Blog de CL

Mes humeurs, mes lectures et tout ce qui me passe par la tête et que vous ne souhaitez pas forcément savoir !

30 septembre 2009

Chronique d’une mort annoncée

[Au moment où j'écris ces lignes, Balavoine chante "Ma vie ne m'apprend rien". D'où la catégorie...]

A quoi je sers ?
Suis-je indispensable, manquerais-je à quelqu’un ?
Y a-t-il un sens à ma vie ?
Ai-je ma place dans ce monde ?

Je n’ai pas les réponses à ces questions. Je ne sais pas quelle est ma place dans ce monde, ni même si ma vie a un sens, voire si ma vie doit avoir un sens. Après des années de catéchisme vain, je ne reconnais que l’absurdité darwinienne de la vie. Je suis une probabilité naturelle, un essai que Dame Nature (Dieu ? Le Grand Tout ? Personne ?) a tenté il y a 38 ans. Je suis un élément purement stochastique. Quand je dis ça, souvent on me répond que c’est triste. Je ne sais pas. Je ne crois pas, parce que je ne me sens pas triste. Je me dis juste qu’il y a des questions auxquelles je n’ai pas de réponse. Et que cela ne change pas le fait que j'aime ma vie, telle que les probabilités me l'ont offerte...

A quoi je sers ?
Suis-je indispensable, manquerais-je à quelqu’un ?
Y a-t-il un sens à ma vie ?
Ai-je ma place dans ce monde ?

Certains sont capables de répondre à ces questions. Mais je ne les envie pas. Car souvent de telles réponses se font, sinon dans la douleur (qui sait ?) du moins dans la mort.

La semaine dernière, Nelly Arcan y a répondu. Elle s’est suicidée. A l’âge de 35 ans. Ses désirs de mort, sa fascination pour le suicide ne datent pas d’hier. Déjà, dans son premier bouquin (et le seul que j’ai lu, je n’aimais pas particulièrement son style, même si maintenant qu’elle a disparu, je ne me sens plus aucun droit de critiquer sa plume – ce que j’aurais fait sans vergogne de son vivant - hum, la mort en tant que forme de censure ?), dans son premier bouquin donc, Putain, elle écrivait déjà :  «J'aimerais me dévoiler froide et nue à la communauté, être telle qu'on ne puisse plus me nier, fixée pour toujours, un cadavre à identifier.»

Folle, son deuxième livre, récidivait de façon plus explicite sur cette attraction de la mort. De la mise à mort, devrais-je dire. Ce livre se présente sous forme d’une lettre que l’héroïne, décidée dès l’âge de 15 ans à se tuer avant ses 30, adresse en guise d’adieu à l’homme qu’elle a aimé. Ce livre serait la biographie d’un amour malheureux que Nelly Arcan aurait eu avec un français.

Puis son troisième livre, à paraître bientôt à titre posthume, s’intitule Paradis, clef en main... Ironie du sort ou néo-marketing sensationnel, mais peut-on oser le terme au lendemain d’une telle mort ?...

---

Que faut-il voir et comprendre dans ce geste de se donner la mort ? J’ai souvent pensé que, mais je dois admettre que j’ignore tout du désespoir, le suicide était au fond une affaire de choix.  Mais peut-être pas finalement ? Pour ces gens, de même que pour moi vivre n’est même pas une ... option, mourir n’en est pas une non plus ? Quelle logique, mais y en a-t-il une, derrière tout cela ?...

Je me souviens avoir été ... glacée par la lucidité froide et l’analyse détachée que Romain Gary a laissé en note le 2 décembre 1980, avant de se tirer une balle dans la tête (NDLR : Jean Seberg fut sa deuxième femme, dont il était divorcé et qui s’était suicidée elle aussi en 1979) :

« Jour J.

Aucun rapport avec Jean Seberg. Les fervents du coeur brisé sont priés de s’adresser ailleurs.
On peut mettre cela évidemment sur le compte d’une dépression nerveuse. Mais alors il faut admettre que celle-ci dure depuis que j’ai l’âge d’homme et m’aura permis de mener à bien mon oeuvre littéraire. Alors, pourquoi ? Peut-être faut-il chercher la réponse dans le titre de mon ouvrage autobiographique « La nuit sera calme » et dans les derniers mots de mon dernier roman : « car on ne saurait mieux dire » ;

Je me suis enfin exprimé entièrement »

Mourir, maintenant et tout de suite, en ultime contrôle de sa vie ?

Parce qu’ il arrive un moment où « on ne saurait mieux dire » ?
Peut-être, pourquoi pas ?
Et peut-on croire, nous les vivants qui choisissons de rester, que "l’on saura mieux vivre" ?

Je l'ignore. Mais cela est ma réponse.

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28 septembre 2009

Oops, I did it again

Quelqu'un m'a dit cet été "Vous devriez essayer à nouveau, je suis sûr que vous allez finir par apprécier". Bien décidée à nous donner une dernière chance, j'ai donc emmené le Petit Prince avec moi à Hawaï. Je me disais qu'au moins, avec la distance, la mer et la plage, dans cette ambiance un peu particulière d'une île paradisiaque, on arriverait à mieux se connaitre et à se comprendre.

Le problème, c'est mon impatience. Je n'ai pas pu attendre des retrouvailles là-bas et je l'ai commencé à Montréal et l'ai fini (YES, I DID IT !!) sur le vol Chicago-Hawaï... Comme point positif, je dirais que malgré tout,  ce bouquin est quand même MUCH MORE intéressant que n'importe quelle daube hollywoodienne.

C'est à peu près le seul compliment que je peux réussir à lui faire.
Parce que, et c'est d'un agaçant, j'y arrive pas, j'y arrive pas, j'y arrive pas.
Qu'est-ce que c'est chiant, cette histoire de gamin, de planète minuscule et de rose...

Allez, sans rancune le P'tit Prince, le v'là ton mouton :

Mouton_Cadet_detail

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26 septembre 2009

Et glou, et glou

Fin de la conférence hier, alors que faire ? Dilemme. Aller visiter l'observatoire ? S'affaler sur une plage ?... Finalement, plongée masque et tuba (snorkling, vive la concision de la langue anglaise) dans la barrière de corail. Allez, let's go for la version hawaïenne de danse avec les loups : nage avec Némo.

P1060654

Dans la "vraie vie", pour utiliser une expression de mes filles, je trouve ça assez très chiant les aquariums. Sauf peut-être pour le poisson laveur de vitre (les ancistrus, j'adore mon blog, j'y apprends moi-même des trucs absolument inutiles !!), et encore parce que la découverte de son existence a été pour moi, et je vous le dis en toute modestie, en quelque sorte ma première résolution de bug. Que je m'explique :

CL-version-naine-oui-déjà "Mais qu'est-ce qu'il fait dans la vraie vie du fond des océans le poisson laveur de vitres ?" [je me serais super bien entendue avec Héloïse] Le problème m'était resté un moment en tête [contrairement à Héloïse, je n'avais pas sa capacité à formuler de façon simple directe mes préoccupations]. Puis j'ai compris, bon sang mais c'est bien sûr. Les poissons laveur de vitre étaient apparus à l'époque des premières épaves sous-marines ! [je suis sûre que vous n'aviez jamais fait gaffe dans "La petite sirène" à quel point les vitres elles sont propres, vous pensez que ça se fait tout seul peut-être ? Ben non, allez tous en choeur "Merci l'ancitrus!" ]

Bref, masque, tuba z'et palmes. Et plouf, coucou Némo.

...

Puis la magie du Grand Bleu. Séquence Luc Besson. Toutes ces couleurs, ces allers-retours nonchalants au gré du courants, des étoiles de mer habillées par Picasso. Les rais de lumières diffractés dans l'eau. Le cliquetis caractéristiques de l'activité du corail dans les oreilles... On se rapproche du bord, et le corail qui nous frôle mais qu'il ne faut pas abîmer. On s'éloigne vers le large comme on prend de l'altitude à mesure que le fond marin s'éloigne. Les bancs de poissons habitués aux droles de mammiphères avec un tuyau dans la bouche qui nous ignorent superbement... La magie, la beauté et la grâce. Et la culpabilité de se demander quel gout il aurait, le gros jaune et bleu, oui vous monsieur qui slalomez dans l'anénome de mer, dans mon assiette (oui, je sais....).

Déception, point de laveur de vitre pour un petit nettoyage gratos de mon masque (le service se perd).

De retour à bord, le capitaine nous informe qu'un banc de dauphins (ou dit-on un troupeau, puisqu'ils sont mammiphères ? Ok, on s'en fout) a été aperçu pas loin.  "Voulez-vous qu'on aille voir ?". Trépidations et exclamations sur le bateau "Oh my goshhhhhhh". Puis le banc de dauphin, une dizaine d'individus, dont un bébé. Cro meugnoooooon....

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Excitation à bord, tout le monde veut aller plonger avec Flipper, mais veto du capitaine "Il m'est interdit de vous laisser y aller. Je perdrais mon accréditation de snorkling". Puis de nous expliquer la raison de cette interdiction. Les dauphins ont leur activité principale la nuit. Le jour, ils dorment. "Mais mossieu, là ils font nuit blanche, regardez !". En fait, les dauphins dorment littéralement d'un seul oeil. En effet, la respiration, qui est une fonction vitale, n'est pas un acte réflexe mais un acte volontaire. Alors, pour se reposer, ils y vont par déconnexion partielle du cerveau. En état de repos, ils n'ont qu'un hémisphère actif. Et par conséquent, qu'un seul oeil actif, une seule nageoire, etc... Et tournez manèges !

Au bout de 20/30mn, ils changent d'hémisphère... et ils tournent dans l'autre sens ! En plus, et là les hommes ne devraient plus se plaindre de leur petitts, le bébé dauphin met des mois à apprendre à dormir, du coup la mère est obligée tout ce temps de rester éveillée. Et le père, me direz-vous ? Ben j'en sais rien.

Bref, on ne peut plonger avec eux de jour, car cela perturberait leur cycle de sommeil [imaginez, vous, si au milieu de la nuit vous aviez un dauphin dans votre lit en train de vous regarder dormir, hein ?]. Donc, on a regardé longtemps et de loin les dauphins tourner en rond, affleurer à la surface pour reprendre un souffle. Avec le petit derrière, qui nageait comme un fou pour garder le rythme (qu'ils s'étonnent pas après qu'ils dorment pas leur petits, hein ?).

Voilà. Une journée à partager la vie d'un aquarium. Sans se taper les bords.
Puis retour à terre. Et retour à la vraie vie ce soir.

Aloha...

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23 septembre 2009

Partir, revenir

J'aime beaucoup les voyages  (et les déclarations époustouflantes de nouveauté, ok, ok :) ).

Ce que je veux dire, c'est que j'aime ces parties du voyage que sont le départ et le retour. Ces périodes un peu fastidieuses de transfert du corps. Ce corps qu'on emmène en vacances ou en conférence. Ce corps qui doit aller vers un ailleurs où l'on a de bonnes (ou de mauvaises) raisons d'aller.

Il y a dans le déplacement un sentiment vidé de temps et de lieu, une sorte de vide spacio-temporel. Surtout notable quand on prend un avion. A peine à bord, à peine le décollage, qu'on vole vers l'est ou vers l'ouest,  le temps nous échappe déjà. Le temps n'a plus de sens que dans l'enceinte de la cabine. Il s'écoule à la vitesse de l'annonce des consignes de sécurité, des boissons et plateaux repas que l'on nous propose, du livre que l'on lit ou du film que l'on visionne.

Il y a des gens, en dessous, que l'on survole sans qu'ils n'en sachent rien. Eux ne bougent pas, ou si peu. Ils partent ou reviennent peut-être de voyage ceci dit, dans leur voiture ou dans le  train, mais rien comparé à nous et notre vol.

Partir loin renforce le décalage. L'espace change, on a quitté la pluie, on trouve le soleil. Les feuilles commencent à jaunir dans la forêt, on atterrit au milieu des palmiers face à la mer. On descend enfin, on est la même personne mais le décor et le temps ont changé.

Lors du départ, on imagine la destination, la nouveauté qui nous attend et qui nous arrache à notre quotidien. Le départ, c'est le changement. Au retour, il y a le plaisir du retour chez soi. Le quotidien prend une saveur nouvelle, vu avec le regard détaché de celui qui n'est pas encore dedans et qui le trouve pas si mal, finalement.

Peu à peu l'effet s'estompe. Le rythme est pris à nouveau, le train-train. L'ennui, peut-être. L'envie de changement à nouveau.

Signe qu'il est temps, déjà, de repartir.

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20 septembre 2009

Ô vent mauvais

Le commandant de bord nous annonce fièrement à la radio "Nous allons atterrir dans 10 mn à Chicago. Nous avons 25 mn d'avance sur l'horaire prévu".

NOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNN. J'veux pas ! J'veux rester encore un peu !!! Monsieur le Commandant, dites, tournez en l'air encore un peu qu'on atterrisse dans 25 mn, comme c'était prévu ?! Dites oui !!

Je suis atterrée (ce qui, pour quelqu'un qui va atterrir est la moindre des choses) par cette nouvelle, qui en d'autres temps m'aurait été absolument indifférente. Mais voilà, il y a Dédé. Un pote que j'avais connu il y a 15 ans que j'étais venue faire mon stage à Montréal. Depuis, comme tout le monde, j'avais suivi de loin ce qu'il avait fait, sans plus. Et ce matin, il était avec moi dans l'avion. Cela faisait 2h que je riais, que je pleurais, que j'étais absolument émue de le connaitre mieux, de savoir qui il était au fond.

Mais il restait encore 20 mn avant la fin de "Dédé à travers les brumes". J'avais même vérifié, sur mon petit écran particulier logé dans l'appui-tête du siège de devant (j'adore ces nouveaux systèmes de visionnement privé qui commencent à apparaitre sur certaines lignes aérienne où ENFIN enfin tu choisis un film qui te plait plutot que de subir le choix très souvent nul, du film unique). Bref, j'avais vérifié que la durée du vol serait suffisante pour les 2h20 du film, et voilà que l'autre nous annonçait fièrement son avance... De toute façon, je devais attendre pour le vol de liaison pour Hawaï, alors 25 minutes d'avance ou pas, ça ferait toujours 25 minutes à attendre. Dans le charmant aéroport de Chicago, chouette....

Et voilà. J'ai dû laissé Dédé 20 minutes avant la fin, dans une triste situation. J'ai beau savoir comment tout cela - sa vie, son groupe, sa folie....- va se terminer, je me sens frustrée de cette interruption de programme.

[et, comme de fait, dans le vol Chicago-Kona, c'était navet hollywoodien pour tous The Proposal ...]

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18 septembre 2009

Oh, la fine gourmette !

Je me demandais justement hier matin, à croire que le métro m'inspire, quel était le féminin de fin gourmet ? Suis-je un fin gourmet ou suis-je une fine gourmette ? Oui, je sais... Bref, suite à mes recherches, j'ai appris un nouvel adjectif,  épicène.

Épicène se dit d'un mot (nom, adjectif, etc...) qui demeure identique quel que soit le genre de l'être qu'il désigne. Du grec epikoinos, possédé en commun.
Par exemple, élève, secrétaire, pédiatre, pianiste, archéologue sont des noms épicènes.
Et gourmet donc.

Donc, la fine gourmette, on la garde pour s'exclamer devant un cadeau de baptème.

Cette histoire me rappelle d'ailleurs une anecdote dont je n'ai pas fini de rire. J'avais fait croire à un ami anglo que le féminin de chiots, c'était chiottes. La plaisanterie n'avait pas duré très longtemps en fait, car pour tout avouer, je n'avais pas réussi à finir ma phrase.

Oui, je suis aussi bon public (épicène) avec moi-même et mes blagues à 2 balles.

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15 septembre 2009

Playdoyer pour la simplicité volontaire

Hier soir, je dois signer la dictée d’Alexane. 5 fautes, pas terrible. Dont 2 fois la même. Il manque le s pour l’accord au présent du tu.

14_09_09_2113

Je demande donc à Alexane de me réciter la règle de conjugaison associée. Je vois ma fille réfléchir intensément, chercher quelque chose visiblement très loin dans les tréfonds de sa mémoire. Puis, pas très sûre d’elle, elle me sort :

- (Alexane et son soupir des grands soirs) Il faut mettre un s parce que sinon le tu il n’est pas content et il va faire sa tranche de bacon.
- ???

- …

- ... Qu’est-ce que tu racontes ?
- (Alexane, découragée) Ben, je ne sais plus. Si on ne met pas le s avec le tu, le tu il est fâché alors il fait sa tranche de bacon, j’en sais rien moi. 

- (CL, on ne s’énerve pas, ce n’est pas sa faute) …

- (Alexane, je vais encore me faire engueuler) …

- Ça veut dire quoi, d’abord, faire sa tranche de bacon ?

- Ben j’en sais rien…

- (CL, on respire 2 grands coups et on NE S’ENERVE PAS CE N’EST PAS DE SA FAU-TE) Ok… Bon, ces 2 verbes, ils sont de quel groupe ?
- (Alexane, toujours soupirante mais qui a compris qu’il ne vaut mieux pas aggraver la situation) Du premier groupe.

- Très bien. 

- Pour accorder le tu au présent, il faut faire quoi ?

- Mettre un s parce que sinon ….

- STOP. C’est ça la règle. « Pour le tu au présent , il faut mettre un s aux verbes du premier groupe». L’histoire du tu qui es fâché, qui fait sa tranche de bacon (de toute façon on ne sait même pas ce que ça veut dire), c’est une petite histoire pour te rappeler la règle si tu l’oublies. Mais tu la connais, la règle. ALORS OUBLIE CETTE HISTOIRE à la con.

- (Alexane, pas convaincue c’est pas comme ça que la maitresse elle m’a appris) Oui maman.


‘TAIN...


Il faut arrêter de prendre les enfants pour des demeurés. Il faut arrêter de leur raconter des histoires pour justifier une règle qui n’a aucune justification. Le s pour tu, il n’y a pas plus injustifiable. C’est ainsi, c’est con mais si on ne le met pas , on est un cancre. On ne va pas épiloguer. Apprenons-leur les choses ainsi. #$%@!


[CL, restons zen, nous ne sommes que le 15 septembre]


On a eu la réunion de rencontre avec la maitresse la semaine dernière. Elle nous a dit qu’on pouvait l’appeler pour discuter avec elle. Et bien, en voilà une n’a pas fini de m’entendre...

 

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14 septembre 2009

C'est gonflé

Jeudi dernier, Alexane nous a fait une belle frayeur. Suite à une collation, elle a brusquement vomi et son visage s’est mis à enfler. Une réaction allergique sous forme d’œdème de Quincke à ce que je soupçonne être de la noix de cajou. Nous voici rendu dans le doux monde des allergologues, voire des Epipen…


Je  discutais hier de cela avec les filles.  Alexane, mon angoissée de naissance, « qui ne veut pas mouriiiiiiiiir » et Héloïse, qui voyait déjà une application pratique à la chose et déclarait d’un air rêveur :


"Ce serait cool si j'étais allergique à tout ce que je n'aime pas, hein maman ?".

[en même temps, il ne resterait plus beaucoup  de choses pour cuisiner]


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13 septembre 2009

Francitude ou bull-shitude ?

Petite leçon de grammaire suite à une anecdote qu'un ami ostéo me contait la semaine dernière. Il discutait francophonie avec un patient, qui l'a repris en ces termes "Voyons, on ne dit plus francophonie, on dit francitude". Allons bon.

La curiosité au max,  j'ai donc cherché sur Internet. Parce que tout le monde le sait, si c'est sur Internet, c'est que ça existe (!).  Quelques rares sites le mentionnent, et le mot francitude est comparé, pour sa construction grammaticale, au mot négritude. Libé le cite aussi, dans son article "Arrêtons de nous triturer la francitude".  Il n'est dans aucun dico en ligne (pas pu vérifier dans un dico papier, n'en disposant pas là maintenant tout de suite).

J'ai fini par tomber sur le wiktionnaire, of course. Section suffixe -itude.

Personnellement, j'ai bien aimé la schtroumpfitude (!!!). Ce serait un néologisme ("mot inventé récemment"). Néologisme, hum, en voilà un terme bien pratique. Maintenant, on ne fait plus de fote d'orthografe, on crée des néologismes. Je me demande si Ségolène a utilisé cet argument imparable lors de la sortie époustouflante de sa "bravitude".

Bref, conclusion, certains cons sont des néologues.
Et je prends note, afin d'adopter ASAP la BSA.
La Bull Shitude Attitude...


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08 septembre 2009

Le con du passage piéton

Nous nous sommes croisés et, sans même nous connaître, nous nous sommes gueulés dessus. Moi, piétonne qui traversait alors que le feu piéton était rouge (c'est mal) pendant que lui négociait dangereusement son virage avec son cellulaire collé à l'oreille (c'est mal itou).

Puis je me suis demandé.
En cas d'impact, qui aurait été le plus en tort ?

[Nonobstant le fait que c'est moi qui serait morte]

Posté par CL_leblog à 22:32 - Le connard du jour - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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