Il y a des séquence que l’on verrait dans des films et dont on se demanderait ce que le réalisateur a bien pu fumer pour écrire un truc aussi improbable. Or, même dans l'absurde, la réalité dépasse de beaucoup la fiction. Comme cet épisode, samedi après-midi :

Je suis sur un trottoir avec une Héloïse hurlante pour être tombée quelques minutes plus tôt. Contrairement à ce que  les décibels émises et le ton déchirant utilisé (« Mamaaaaaaaan, j’ai maaaaaal ») peuvent laisser penser, elle a juste les genoux légèrement égratignés. Je la console de mon mieux, en attendant que Mon Mec parti chercher la voiture vienne nous récupérer.

 

C’est là qu’un mec arrive, avec un chien en laisse. Qui se dirige vers moi et me tend une boite blanche en me disant :
-  Tenez, une agrafeuse sans agrafes. C’était pour un ami mais il n’est pas chez lui alors prenez-la, je vous l’offre.
-  ??  ("Mamaaaaaaaaaaaaaaaaaaan, j'ai maaaaaaaaaaaal") Mais ? Heu ? Ben non. Ça va aller ma chérie.
- Si si , prenez-la ! De toute façon, il m'en reste 50 chez moi. En plus, c'est écologique !

Et hop. Il est parti comme il est venu. Et je suis restée sur le trottoir avec l'agrafeuse-sans agrafes et Héloïse que le micro événement n'a même pas fait sourciller une minute. Réflexion d'Alexane quand finalement ils sont arrivés en voiture : "Maman, t'es sûre que c'est pas une bombe ?".

Voilà.

On se demande parfois d'où vient le macro-bordel qui encombre nos tiroirs. Je ne saurais pas répondre pour tout, mais au moins, pour l'agrafeuse-sans-agrafes, je suis sûre de ne pas l'oublier.