" Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito. ", Albert Einstein

 J'ai souvent pensé à créer une catégorie intitulée comme ce billet, "Hasard ou coïncidence ?", qui relaterait tous les petits hasards de la vie dans lesquels on peut (veut ?) voir, les jours où l'irrationnel nous tente, quelque clairvoyance, quelque don extralucide sur la vision possible d'un certain futur. Comme lors de la mort de Toxo par exemple. Exercice de bonne ou de mauvaise foi (je laisse les convaincus de tout poil répondre à cette épineuse question) mais qui a cette principale qualité de m'amuser énormément.

Bien sûr, il y aura toujours les sceptiques zététiques à tout prix, ces rabats-joie de l'extraordinaire et ces casseurs de rêves qui ne coutent rien, fervents défenseurs du scientifiquement prouvé pour trouver une explication rationnelle à toute chose. Personnellement, je fais plutôt partie de cette catégorie, mais j'avoue qu'il me plait parfois de lorgner du coté du paranormal les jours où le rationnel m'ennuie alors que je peux me marrer pour pas un rond avec une bonne petite explication ésotérique (de toute façon, moi qui lis dans le mode shuffle de mon lecteur de mp3, je pratique un obscurantisme très 2.0).

Justement, alors qu'on fête samedi prochain le centenaire de son naufrage, il y a cette fameuse histoire liée au Titanic :

titan

En 1898, soit 14 ans avant la tragédie, un écrivain de science-fiction américain, Morgan Robertson, a écrit un roman, intitulé "Futilité, ou le naufrage du Titan", dans lequel il parle d'un navire géant, le Titan, qui lors de son troisième voyage, heurte par une nuit d'avril un iceberg. Il coule, et comme il n'y a pas assez de canots de sauvetage, il y a  des milliers de noyés.

Les similitudes entre la fiction et la réalité sont troublantes, forcément. Il faut d'ailleurs aller lire sur les sites **ouverts à d'autres mondes** les explications inhérentes sur la prémonition, la relativité du temps façon 3ème oeil et autres explications qui, si elles restent contestables d'un point de vue scientifique, sont quand même plus rigolottes que la preuve par 9, ou comment tout s'explique, certes rigoureux mais vachement moins rigolo, fourni par le cercle zététique  (d'ailleurs, petit test rigolo à l'usage de votre esprit critique, je vous conseille d'essayer de trouver vous aussi une explication logique entre le livre et la catastrophe AVANT d'aller lire les explication du cercle zététique).

Je termine ce billet sur cette autre question de hasard, de coïncidence ... ou tout bêtement d'ironie du sort : parmi les victimes du naufrage du Titanic, se trouvait le journaliste W.T. Stead qui, dans la critique qu'il avait faite du livre de Morgan Robertson, avait conclu par cette phrase: « C'est exactement ce qui pourrait se passer si les grandes compagnies de paquebots persistent à ne pas prévoir assez de chaloupes de sauvetage pour tout le monde ! ».

Lui, on peut aisément imaginer à quoi il a dû penser avant de mourir :  "C'est ballot..."