« Qui n’a pas de roulette le matin, deux roulettes à midi et quatre le soir ? ».

C’est l’énigme du Sphynx, revue et corrigée en ce XXIème siècle, qui m’est passé par la tête à la descente de l’avion en provenance de Montréal, hypnotisée que j’étais par la valse lente des bagages sur le carrousel de l’aéroport de Marseille. Je regardais les jeunes gens, routards en puissance – le signe extérieur du poncho ne trompe pas – dont  les heures d’avion n’avait pas entamé l’énergie et qui empoignaient avec vigueur leur sac à dos. Et ces autres, entourés de gamins hurlant qui voulaient faire du rodéo avec le caddie, avec leur valise à tirer à deux roues. Et enfin, pour les plus modernes, pour les plus vieux, pour les plus fatigués ou pour ceux avec des problèmes de poignets, le modèle à quatre roues. Un modèle comme la mienne donc, avec les 4 roues du soir, achetée une semaine auparavant, pour un peu toutes ces raisons (l’âge, la paresse et les poignets en vrac).

Bon, il n’y avait pas d'Œdipe pour répondre à mon énigme. De toute façon, si j’ai à peine un buste de femme, je n’ai de toute façon pas le corps d’un lion. Et de me dire que ‘tain, cette année vraiment, le décalage horaire commençait quand même bien fort avec ces considérations mythologiques.

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[autre considération pas rapport, pour citer ma fille : le S dans "carrousel", tout comme dans abasourdi d'ailleurs, se prononce " S" alors qu' il devrait se prononcer " Z" , prononciation qui est par ailleurs acceptée]