01 janvier 2010
2010, l'an neuf
Il semble qu'on y soit.
Nouvelle année, nouveaux défis.
Je vous la souhaite meilleure que 2009.
Dans mon cas, ça ne devrait pas être difficile.
15 décembre 2009
Les constructeurs du temps
Quand j’étais gamine, j’adorais l’émission « Temps X » avec les jumeaux russes insupportables, Igor et Grichka Bogdanoff. C’est surtout les court-métrages de science-fiction qui me passionnaient. J’ai le souvenir de quelques uns d’entre eux.
Comme par exemple ce couple qui se réveillait dans un train vide qui ne s’arrètait dans aucune des gares qu’ils traversaient. Ils essayaient de savoir où ils étaient, puis réalisaient que le nom des gares se répétait toutes les 4 gares. Le court-métrage se terminait par un zoom arrière, et on voyait un papa extra-terrestre géant dire à son gamin « Viens manger et arrête de jouer au train électrique avec les humains que je t’ai ramenés de la Terre ».
Il y avait cet épisode sur la relativité de la beauté, où une femme magnifique se réveillait dans un lit d’hôpital, totalement amnésique et terrifiée par le personnel médical, qui était tous des sortes d’elephant men repoussants. Qui chuchotaient entre eux, désolés, "Mon Dieu, que lui est-il arrivé ? Vivre avec un tel visage toute sa vie, la pauvre...".
Mais l'épisode qui m’avait le plus marquée, et auquel je pense régulièrement, c’était celui sur les constructeurs du temps. C’était l’histoire d’un homme qui, au hasard d’un orage, tombe dans un monde temporel parallèle où des tas de gens s’activent chez lui. Il se voit figé dans une position, en train d’ouvrir la porte, et les gens s’activent pour ouvrir la porte, positionner dans l'air le seau d’eau que son gamin a posé sur la porte selon la bonne vieille blague. Il interrompt celui qui est visiblement le chef, qui lui explique que chaque seconde de notre vie est le résultat d’une longue construction de la part des constructeurs du temps. Parfois, il y a bien sûr quelques accrocs, quelques omissions. Comme par exemple le parapluie qu’on avait posé là-oui-là-je-m’en-souviens-très-bien, et qui n’est plus là. On fait le tour de la maison et hop miracle, le parapluie est bien à sa-place-je-suis-folle-ou-quoi.
Hier, au Zellers, mes constructeurs du temps ont merdé mais se sont bien rattrapés par la suite. C’était opération cadeau de Noël (commando cadeau de Noël, devrais-je dire, tant cela m'enchante...). Je cherchais pour Alexane un ensemble Singer machine à coudre et tricotin que j’avais vu aux US dans un Toys'N'Us. J’inspecte consciencieusement les 5 raysons jouets de Noël du magasin. Je passe deux fois pour être sûre. Je ne vois pas le kit couture, ni rien qui me plait d'ailleurs, ni pour Alexane, ni pour Héloïse. Je me décourage peu à peu, me fatigue de cette fatigue caractéristique des grandes surfaces (et encore, j’ai mon lecteur de mp3 pour m'isoler des chants de Nowel remixés diffusés par les radios).
A bout d’énergie, je décide de laisser tomebr, prête à mettre le sceau de l’échec sur mon opération commando. Je dépose les 2/3 babioles trouvées malgré tout, rebrousse chemin vers la sortie. Et là, je le vois. Dans un chariot rempli à ras bord d'articles égarés, au beau milieu du rayon décoration de Noë. ZE kit couture de Singer !
Ça m’a redonné du courage, j’ai terminé en une demi-heure les cadeaux de mes filles et de mes neveux.
Merci messieurs les contsructeurs. Belle reprise.
09 décembre 2009
Parce que Woods n’est pas de bois
Ah là là !! LE sujet d’actualité. On vient de découvrir, horreur malheur, que le beau, jeune, richissime, talentueux golfeur N’était PAS un homme parfait. Merde, on a tellement voulu y croire. Reste plus que Obama pour sauver le puritanisme américain, souhaitons-lui bonne chance.
Hier dans la cafèt’, quelques collègues discutaient de ce sujet aussi tiédasse que le café servi mollement par une machine en fin de vie, dans ce que j’ai cru percevoir – peut-être à tort- comme une sorte de communion d’êtres irréprochables, sans tâche à leur propre blason, unis dans une même juste et saine réprobation devant une telle infamie.
Mais peut-être me trompe-je ? je n’écoutais pas vraiment. Je n’ai surpris qu’une bribe émise avec colère « Ce qui me choque, c’est qu’il y a des enfants impliqués. Il ne se rend pas compte, quand ils seront grands, ils verront ce qu’il a fait sur Internet. Ils le jugeront !».
Pas voulu intervenir. Oui, certes, les enfants de Woods le jugeront. Comme tous les enfants jugent un jour leurs parents, et découvrent, autre infamie-mon-dieu-on-m’aurait-menti, que MÊME nos parents ne sont pas parfaits, qu’ils peuvent aussi commettre des erreurs, voire même (à défaut d’être un bon mari, peut-être est-il un bon père) qu’un parent peut le regretter et s’en repentir. Alléluia.
Perso, dans cette affaire, ce qui m’a choquée interpellée, c’est quand même la mère frappant sur son mari à coup de club de golf. Coté enfants traumatisés, ça me parait plus grave. Ironiquement, la semaine dernière était la semaine d'actions contre les violences conjugales, et dimanche, le 6 décembre, c’était le triste 20ème anniversaire de la tuerie de Polytechnique, repris par beaucoup (je serais même tentée de mettre un genre à beaucoup, repris par beaucoupES donc) comme un symbole de la violence faite aux femmes.
Et là, je m’étonne de constater à quel point ce geste de pure violence conjugale est à peine mentionné, relevé dans les médias. Non, on préfère inviter des sexologues (!) dans des émissions américaines pour juger le gros salaud et expliquer autant de bassesse.
Il ne reste plus qu’à entendre qu’il n’a eu que ce qu’il méritait, que la pauvre, ce n’est pas de sa faute, elle devait être si en colère, tellement humiliée... et on pourra conclure que, plus ça va, moins les choses changent.
Le salaud contre la victime.
Une vision très peu féministe, qui choque mon humanisme.
04 décembre 2009
L'oeuvre de Dieu, la part du Diable
La guérison inespérée de Kylain a entrainé de nombreuses réactions, a généré de nombreux commentaires. Ce qui m'a le plus frappée, c'est que chacun s'en est trouvé conforté dans ses propres convictions.
Il y a eu les amis ou collègues croyants, toutes confessions confondues, qui m'ont déclaré d'une même voix, d'une même certitude ravie, et sur l'air de je-vois-pas-ce-que-tu-veux-de-plus "C'est quand même bien la preuve que Dieu existe !".
Ensuite, mes amis athées scientifiques, qui se sont réjouis des limites franchies de la science et qui s'enthousiasment déjà devant l'étendue des possibles, comme autant de territoires à conquérir.
Enfin les médecins qui s'extasient devant le pouvoir du cerveau, ultime Terra Incognita, domaine où le dernier buzz word est "plasticité neuronale", science encore mal comprise et qui expliquerait cela.
Puis il y a les sceptiques. CL, présente.
Dont le scepticisme (Attitude d'une personne qui doute, qui n'adopte aucune croyance. Doctrine philosophique qui nie la possibilité d'atteindre la connaissance de la réalité telle qu'elle est. Par extension progressive de son sens, le mot "scepticisme" en est venu à désigner un doute sur ce qui est de façon générale accepté comme vrai) se trouve lui aussi renforcé devant autant d'inexplicable.
Marc mon frère, le père de Kylian, s'étonne "La preuve que Dieu existe. Ça me fait doucement rigoler. Pourquoi Il nous aurait foutu cette maladie de merde et pourquoi à Kylian ?" (le scepticisme est un trait de la race chez les L). D'autant plus étonné que Kylian ... a demandé il y a quelques jours à être baptisé... ("Autant vouloir remercier son bourreau").
D'un autre coté, on peut aussi considérer Dieu comme un fin stratège sur ce coup-là, qui en soufflant le chaud et le froid, récupère au final une ouaille dans ses filets. (blasphème...)
Du coup, je ne sais que penser. Le désir de baptème de Kylian, je le comprends. J'ai moi-même été baptisée à 11 ans. Hé oui, mon père étant athée, le curé de l'époque avait refusé de nous baptiser enfant "Ils choisiront plus tard".
Plus tard, on a suivi des cours de catéch' durant lesquels on a "choisi" (quoique le mot me paraisse finalement un peu entaché vu le contexte...). Perso, le catèch', j'aimais bien. De belles histoires, un peu sur-réalistes (ça prépare pour Eluard). Avec malgré tout cette perplexité tenace, ce scepticisme en latence qui tenait à peu de chose, mais après discussion avec des catholiques, c'est apparemment là-dessus que repose le principe de la foi (ça partait mal)...
Voilà, je n'ai jamais compris le principe selon lequel "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle". Enfant, j'ai bloquée, horrifiée, sur le supplice du Christ sur la Croix, qui appelle son Père à l'aide et que celui-ci ne semble pas entendre. Je le trouvais un peu salaud, le Dieu de miséricorde. Ça ne collait pas au personnage "bienveillant et qui nous aime" et me le rendait suspect. Du coup, je n'ai jamais pu m'Y attacher... Je sais, c'est con.
Mais j'ai quand même voulu me faire baptisée ("Peut-être que l'eau avec laquelle ils nous aspergent a des propriétés révélatrice?"). J'ai même fait du catèch' jusqu'à .... tenez-vous bien, 17 ans ! ("Ils semblent tous en être persuadés, je vais moi aussi bien finir par y croire merde. Oops, pardon Dieu"). Je VOULAIS croire. Vraiment. Jamais été capable.
J'ai abandonné quand je suis rentrée en Math Sup. D'un coté, ça m'a bien aidée. L'algèbre et les équations différentielles après des années à comprendre où était Dieu, ça a presque été une ... bénédiction (!). Ma (non)foi est devenue peu à peu "Où est Charlie".
Du coup, au sujet de la maladie et de la guérison de Kylian, laquelle est l'oeuvre de Dieu, laquelle est la part du Diable, je ne cherche même pas à le savoir.
Je me réjouis pleinement que Kylian soit de retour avec nous.
A défaut de remercier directement Dieu, je remercie ceux qui ont intercédé auprès de Lui pour Kylian.
Quant à mon cher neveu, je l'accompagnerais avec plaisir à autant de messes qu'il le souhaitera, comme j'accompagnais ma mémé quand j'étais enfant, pour le plaisir du recueillement, du calme et de l'odeur étrange des lieux de prières. Et avec l'espoir secret, je l'avoue, que Kylian saura me faire comprendre, qui sait ? ce qui m'a échappée si longtemps...
19 octobre 2009
Le non-sens de la vie
Les nouvelles de Kylian sont mauvaises. Très mauvaises. Une tentative de réveil a eu lieu. Kylian s’est «réveillé» sans donner aucun signe de lien social (il ne sert pas la main qu’on lui prend, regarde fixement le plafond...). Il présente maintenant des troubles au niveau pulmonaire ainsi qu'une recrudescence d’activité cérébrale anormale, liée à la baisse des anti-épileptiques pour faciliter le réveil. Les médecins ne cachent pas que son cas, unique, leur échappe et ont replacé Kylian dans coma artificiel profond, pour tester des nouvelles molécules...
On attend donc. Encore et encore. Je ne dirais pas sans grand espoir, car il nous faut garder un espoir justement. Continuer à espérer, par besoin de se raccrocher à quelquechose, j'imagine. Comme à une bouée en cas de naufrage... Des nombreux amis et collègues me disent mettre Kylian au centre de leurs prières. Je trouve cela très réconfortant, très touchant. J'aimerais faire de même, pour tout avouer. Mais l'idée de Dieu m'échappe encore...
Je ne prie pas donc. Mais je pense à Kylian. Je le regarde, un peu, furtivement, avec mes filles qui veulent le voir, en photo. Des photos prises il y a moins de 2 mois, en des temps heureux qui ne laissaient rien présager de l'enfer à venir...
J'espère aussi donc. En quoi ? Peut-être à ce que certains appellent un miracle, qui sait ? Je ne prie pas mais me surprends à faire acte de (peu de / mauvaise) foi telle que je le pratiquais enfant : Je marche sur le bord du trottoir, "si je tombe c'est mauvais signe, sinon c'est bon signe". Je lève les yeux au ciel "si je vois passer un oiseau dans les 5 prochaines minutes, c'est bon signe". Bon, si je n'en vois pas, je me dis que de toute façon, je n'avais pas bien regardé ma montre, que ça ne compte pas (oui, mauvaise foi vous ai-je dis ...).
Je pense à ce qui arrive Kylian, mais ne parviens pas à me dire , comme certains me le disent, que c'est injuste. Il faudrait pour cela croire en une certaine justice de la vie, ce que, toute darwinienne que je suis, je ne peux envisager.
Le seul enseignement que je tire de tout cela pour le moment, c'est que la vie est fragile. Une évidence que l'on le sait tous, oui, je sais. Qu'on essaye d’oublier tant qu'on le peut. Mais qui se rappelle à nous. Parfois très cruellement... Je m'interroge encore de ce que ce rappel - quelqu'en soit l'issue- va avoir comme effet sur nous, sur mon frère, sur ma famille ? Va-t-on changer quelquechose ? Va-t-on apprendre quelquechose ? ...
Sera-t-il là, le putain de sens de cette absurdité ?...
Pour terminer, je laisse la parole à France Quéré, théologienne protestante décédée en 1995, que j'ai découverte aujourd'hui, dans une recherhce sur le web pour écrire ce post. Un mot de la fin, qui me fait envisager de passer, mine de rien, du camp des athées vers celui des agnostiques.
Un petit pas vers Dieu ?...
« Tu dis que la vie est absurde. Réfléchis encore. Te plairait-il que son sens t'ait été donné dans une aveuglante clarté, dès ton premier jour ? Tu te plaindrais d'être ligoté dans son impersonnelle évidence, chargé de préceptes obligatoires et de dogmes irréfutables. Le sens passe par un chemin lent, tortueux, faiblement éclairé, mais qui osera dire que le sens de sa vie n'est pas une œuvre de sa liberté. »
03 octobre 2009
La logique du pire
Kylian va ...
Je ne sais même pas remplir les pointillés. Il y a 10 jours, Kylian, mon neveu, 11 ans, entrait en urgence à l'hôpital. Crises d'épilepsie tout à fait nouvelles et étrangement fréquentes. Depuis, les diagnostics ont remplis l'espace de l'ignorance médicale. En 10 jours, il est passé d'une hypothétique méningite, à des formes diverses et variées d'encéphalites. L'aspect viral a été envisagé, des nombreux traitements ont été tentés.
Au jour d'aujourd'hui, plus aucun diagnostic n'est posé. On ne sait pas, on n'a jamais vu ça. Les médecins se focalisent donc sur les effets, mais ne parviennent pas à enrayer les crises qui continuent à se déclencher alors même qu'ils ont mis Kylian dans un coma artificiel afin d'éviter toute activité cérébrale et éviter qu'il souffre. Ce dont ils ne sont même pas sûrs...
Dernier bilan : les séquelles neurologiques, imprévisibles, vont être graves. Son cerveau s'auto-court-circuite, les neurones lâchent les uns après les autres, impossibles à controler. Le réveil est très improbable.
On a dit aux parents qu'ils allaient probablement avoir à faire un choix...
Faire un choix ?
FAI-RE UN CHOIX ...
Je n'arrive pas à comprendre ces mots. J'ai eu Marc, mon frère, le père de Kylian au téléphone. Lui non plus ne comprend pas ces mots-là. On choisit d'avoir un enfant, oui, cela tout le monde peut l'envisager. Mais choisir de ...
Alors que faire ?
Sinon pleurer.
Sinon hurler contre cette nouvelle absurdité.
...
...
...
28 septembre 2009
Oops, I did it again
Quelqu'un m'a dit cet été "Vous devriez essayer à nouveau, je suis sûr que vous allez
finir par apprécier". Bien décidée à nous donner une dernière chance, j'ai donc emmené le Petit Prince avec
moi à Hawaï. Je me disais qu'au moins, avec la distance, la mer et la plage, dans cette ambiance un peu particulière d'une île paradisiaque, on arriverait
à mieux se connaitre et à se comprendre.
Le problème, c'est mon impatience. Je n'ai pas pu attendre des retrouvailles là-bas et je l'ai commencé à Montréal et l'ai fini (YES, I DID IT !!) sur le vol
Chicago-Hawaï... Comme point positif, je dirais que malgré tout, ce
bouquin est quand même MUCH MORE intéressant que n'importe quelle daube hollywoodienne.
C'est à peu près le seul compliment que je peux réussir à lui faire.
Parce que, et c'est d'un agaçant, j'y arrive pas, j'y arrive pas, j'y arrive pas.
Qu'est-ce que c'est chiant, cette histoire de gamin, de planète minuscule et de rose...
Allez, sans rancune le P'tit Prince, le v'là ton mouton :
20 septembre 2009
Ô vent mauvais
Le commandant de bord nous annonce fièrement à la radio "Nous allons atterrir dans 10 mn à Chicago. Nous avons 25 mn d'avance sur l'horaire prévu".
NOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNN. J'veux pas ! J'veux rester encore un peu !!! Monsieur le Commandant, dites, tournez en l'air encore un peu qu'on atterrisse dans 25 mn, comme c'était prévu ?! Dites oui !!
Je suis atterrée (ce qui, pour quelqu'un qui va atterrir est la moindre des choses) par cette nouvelle, qui en d'autres temps m'aurait été absolument indifférente. Mais voilà, il y a Dédé. Un pote que j'avais connu il y a 15 ans que j'étais venue faire mon stage à Montréal. Depuis, comme tout le monde, j'avais suivi de loin ce qu'il avait fait, sans plus. Et ce matin, il était avec moi dans l'avion. Cela faisait 2h que je riais, que je pleurais, que j'étais absolument émue de le connaitre mieux, de savoir qui il était au fond.
Mais il restait encore 20 mn avant la fin de "Dédé à travers les brumes". J'avais même vérifié, sur mon petit écran particulier logé dans l'appui-tête du siège de devant (j'adore ces nouveaux systèmes de visionnement privé qui commencent à apparaitre sur certaines lignes aérienne où ENFIN enfin tu choisis un film qui te plait plutot que de subir le choix très souvent nul, du film unique). Bref, j'avais vérifié que la durée du vol serait suffisante pour les 2h20 du film, et voilà que l'autre nous annonçait fièrement son avance... De toute façon, je devais attendre pour le vol de liaison pour Hawaï, alors 25 minutes d'avance ou pas, ça ferait toujours 25 minutes à attendre. Dans le charmant aéroport de Chicago, chouette....
Et voilà. J'ai dû laissé Dédé 20 minutes avant la fin, dans une triste situation. J'ai beau savoir comment tout cela - sa vie, son groupe, sa folie....- va se terminer, je me sens frustrée de cette interruption de programme.
[et, comme de fait, dans le vol Chicago-Kona, c'était navet hollywoodien pour tous The Proposal ...]
15 septembre 2009
Playdoyer pour la simplicité volontaire
Hier soir, je dois signer la dictée d’Alexane. 5 fautes, pas terrible. Dont 2 fois la même. Il manque le s pour l’accord au présent du tu.
Je demande donc à Alexane de me réciter la règle de conjugaison associée. Je vois ma fille réfléchir intensément, chercher quelque chose visiblement très loin dans les tréfonds de sa mémoire. Puis, pas très sûre d’elle, elle me sort :
- (Alexane et son soupir des grands soirs) Il
faut mettre un s parce que
sinon le tu il n’est pas content et il va faire sa tranche de bacon.
- ???
- …
- ... Qu’est-ce
que tu racontes ?
- (Alexane, découragée) Ben, je ne sais
plus. Si on ne met pas le s avec le tu, le tu il est fâché alors il fait sa
tranche de bacon, j’en sais rien moi.
- (CL, on ne s’énerve pas, ce n’est pas sa
faute) …
- (Alexane, je vais encore me faire engueuler)
…
- Ça
veut dire quoi, d’abord, faire sa tranche de bacon ?
- Ben
j’en sais rien…
- (CL, on respire 2 grands coups et on NE S’ENERVE
PAS CE N’EST PAS DE SA FAU-TE) Ok… Bon, ces 2 verbes, ils sont de quel
groupe ?
- (Alexane,
toujours soupirante mais qui a compris qu’il ne vaut mieux pas aggraver la situation) Du premier groupe.
- Très
bien.
- Pour
accorder le tu au présent, il faut faire quoi ?
- Mettre
un s parce que sinon ….
- STOP.
C’est ça la règle. « Pour le tu au présent , il faut mettre un s aux
verbes du premier groupe». L’histoire du tu qui es fâché, qui fait sa
tranche de bacon (de toute façon on ne sait même pas ce que ça veut dire), c’est
une petite histoire pour te rappeler la règle si tu l’oublies. Mais tu la
connais, la règle. ALORS OUBLIE CETTE HISTOIRE à la con.
- (Alexane, pas convaincue c’est pas comme ça que la
maitresse elle m’a appris) Oui maman.
‘TAIN...
Il
faut arrêter de prendre les enfants pour des demeurés. Il faut arrêter de leur
raconter des histoires pour justifier une règle qui n’a aucune justification.
Le s pour tu, il n’y a pas plus injustifiable. C’est ainsi, c’est con mais si
on ne le met pas , on est un cancre. On ne va pas épiloguer. Apprenons-leur
les choses ainsi. #$%@!
[CL,
restons zen, nous ne sommes que le 15 septembre]
On a eu la
réunion de rencontre avec la maitresse la semaine dernière. Elle nous a dit qu’on
pouvait l’appeler pour discuter avec elle. Et bien, en voilà une n’a pas fini de m’entendre...
03 septembre 2009
Pour choir, tapez 1. Pour vous casser la yeule, tapez 2
On le sait, il ne faut pas téléphoner en conduisant, c’est dangereux. Mais il ne faut pas non plus envoyer de SMS en marchant . Je confirme. Aïeuh....
Je suis
tombée par terre,
la faute au
cellulaire,
Le nez dans
le ruisseau,
c’est la
faute au texto.
Bonne nouvelle, quand
le ridicule ne tue pas, il fait des bleus aux genoux et égratigne les paumes. Bien
fait CL. Heureusement, il y a les anglais pour nous éviter d’être comme une
boule de flipper sur les poteaux.
Pour vous relever, tapez 3.



