04 janvier 2010
L'enseignement du jour
Il parait que, quand on lui met le nez dans sa merde, un chien finit par apprendre. J'ignore en revanche si il mord.
Ce que j'ai appris, c'est que si on fait la même chose avec un connard, il mord. Ce que j'ignore, c'est si il finit par apprendre.
27 décembre 2009
La clique du Plateau
On sait que l'on est dans une boulangerie du Plateau quand, venus en bande, un groupe de jeunes français sac à dos Eastpack, porte-monnaie Eastpack, bloque depuis 5 minutes devant l'étalage des pains. Le sujet est d'importance et justifie la mini-congestion à la française qu'ils créent (à savoir, ils ne s'en rendent même pas compte et de toute façon, s'en rendraient-ils compte, qu'ils s'en foutraient tout pareil) .
Une des filles est en effet en train de discuter avec son pote sur le choix du pain, et ne cesse de répéter sur le ton Arrète-j'hallucine-énorme-j'ai-jamais-entendu-ça-avant-j'y-crois-à-peine-c'est-dingue-mdr :
"Tu n'as JAMAIS mangé de foie gras sur du pain brioché ?"
On sait qu'on est encore un peu française, outre le fait que l'on vive sur le Plateau, quand, plutot que d'attendre patiemment que jeunesse se passe et que pain soit payé, on bouscule légèrement le mec-super-étonné-ben-non-j'ai-jamais-mangé-mon-foie-gras-sur-du-pain-brioché-avant-ça-craint, et qu'on les grille devant la vendeuse en commandant sa baguette
[De toute façon, du pain brioché avec du foie gras ... sérieusement...allez les touristes, on dégage]
01 décembre 2009
Yes, you can !
Mon frère Tone, entre 2 toiles, cherche du travail en tant que graphiste, infographiste. Ce matin, il reçoit l'appel d'une charmante jeune femme. La scène suivante est réalisée sans trucages :
- Bonjour M. Tone. Nous avons pris connaissance de votre Cv sur Workopolis. Et notre entreprise offre un poste suceptible de vous intéresser vu votre expérience et acquis profesionnel.
- Trés bien. Tout d'abord je tenais à vous remercier de l'intérêt que vous avez porté à mon CV bla bla bla bla......... Puis, quel est le poste que votre groupe propose?
- Il s’agit d’un poste de conseiller en sécurité financière.
- ...
25 novembre 2009
Bloody Wednesday
Journée de daube, qui a commencé avec la (très mauvaise) idée de venir au bureau en caisse. 'tain de caisse qui tombe en ruine et qui est tellement pourrie que la seule façon de lui donner de la valeur, c'est de faire le plein d'essence.
Tellement pourrave que la première grippe et accroche et rend les démarrages longs et incertains. Ce qui n'a pas manqué énerver mon connard du jour, déjà à fond sur le klaxon à peine le feu passé vert. Allez savoir pourquoi, Wednesday Bloody Wednesday, j'ai - mal - réagi. Je lui ai pointé un majeur qui, sans fausse prétention, n'avait rien à envier aux Fuck You de la cours d'école de mes filles...
Shame on me.
Et de me dire ce soir que, si les cons commencent à nous rendre conne, il faut se méfier.
C'est qu'ils gagnent du terrain....
24 novembre 2009
Que quelqu'un m'attende
J'ai atterri 2 fois en l'espace de 5 jours à Montréal. Les sorties d'aéroport quand on revient de voyage d'affaires n'ont pas l'émotion des retours de voyage personnel. Personne n'est venu vous chercher pour vous épargner la navette ou le taxi ("le taxi, on s'en fout, c'est la boite qui paye").
D'ailleurs, quand on voyage pour le boulot, les touristes nous emmerdent. Ils débarquent à plusieurs, reposés et détendus, ils squattent la douane et nous narguent de leur bronzage pendant qu'on exhibe notre teint pâle des salles climatisées.
Ce soir, petite crise romantique pour cause de down de fatigue, je pensai à cela, au taxi à chercher (encore une file d'attente...) en anticipant avec un petit pincement au coeur ceux qui devaient déjà être là, derrière les barrières de sécurité, avec leur ballons gonflés à l'hélium "Welcome!!" et les bouquets de fleurs. Je repensai au titre d'un bouquin d'Anna Gavalda "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part". Séquence auto-apitoiement...
J'ai dû rêver trop fort, le douanier a dû entendre mon blues de la business woman qui voudrait que quelqu'un l'attende, parce qu'il m'a dit avec un sourire charmant "Par ici, mademoiselle".
'TAIN, INSPECTION COMPLETE DES BAGAGES POUR VERIFIER QUE JE N'AVAIS EFFECTIVEMENT RIEN A DECLARER !!
Si monsieur, deux voyages aux states en une semaine, ça s'peut, pfui...
Ouiiiiinnnnnnn.
'tain, heureusement, à la sortie, du coup, il n'y avait plus personne.
Dommage, j'aurais bien crevé deux troix ballons ...
20 novembre 2009
La terre est bleue comme une orange
Je n'ai jamais compris les subtilités, ni donc les émotions, de la poésie en général. Le cas particulier de Paul Eluard, sans rien y comprendre non plus, m'a toujours intriguée. Cette façon d'aligner les mots, dans un désordre à se demander ce qu'il a bien pu fumer, qui donne des phrases au sens obscur telle que celle ci : la terre est bleue comme une orange.
Il semble cependant que la signification du vers n'ait pas échappé à tous. Je peux même témoigner que www.aquarelle.com, site de livraison de fleurs, m'en a fait récemment une brillante interprétation.
J'ai commandé pour ma mémé, blessée suite à un accident de voiture et qui se remet doucement de ses fractures aux cotes, ce bouquet de fleurs judicieusement intitulé Bleu Indigo.
Le service est impeccable, avant la livraison, Aquarelle nous envoit une photo du bouquet qui sera livré. Avec cette note :
Votre bouquet ou plante a été pris en photo quelques minutes avant son départ, dans son emballage. Cette photo vous permet de vérifier que le choix de votre produit a bien été respecté. A la différence de la photo du catalogue qui présente des fleurs ouvertes, nous envoyons des fleurs fraîchement coupées et fermées, pour que le bouquet s'épanouisse pleinement chez le destinataire.
Hum.... j'ai eu du mal à "vérifier que le choix de mon produit a été bien respecté"... J'ai bien pensé à blâmer la qualité de l'appareil-photo. Puis j'ai pensé à Eluard.
La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
La terre est bleue comme une orange.... Votre bouquet est jaune comme le bleu indigo...
Heu, ben....Ok alors.
Merci Aquarelle.
07 octobre 2009
Le poids des photos
Adrien, un ami, m'a transmis en moins de deux jours le lien vers deux sites traitant a priori de deux choses absolument différentes. Et pourtant, je ne peux m'empêcher d'y voir un lien fort.
Le premier, c'est le vernissage demain, le 8 octobre, de l'expo photo de Marcello Troche au profit de la Fondation du Cancer du sein. Il y présente une série de portraits de femmes. 8 femmes saines entourant une femme atteinte ou en rémission d'un cancer du sein. Toutes seins nus. J'ignore quelles sont les personnalités québécoises qui se sont prêtées "au jeu" (le site officiel ne sera actif que demain) mais je me sens depuis que j'ai eu vent de cette affaire dans un état ... mitigé. Entre un "l'initiative est louable" et un "nouvelle tendance porno chic genre je-me-cache-derrière-l'inattaquable-c'est-pour-une-bonne-cause". (oui, cela m'étonne moi même, qui pratique pratiquais le sein nu sur les plages de France... mais je n'en suis plus à un paradoxe près)
L'autre cas est réellement plus inquiétant. Et je participe modestement ici à l'effet Streisant (un phénomène internet
qui se manifeste par l'augmentation considérable de la diffusion
d'information ou de documents faisant l'objet d'une tentative de
retrait ou de censure) en publiant dénonçant cette photo absolument choquante de la dernière campagne de pub de Ralph Lauren.
L'affaire est donc qu'un site qui traite des photos (mal) retouchées a parlé de cette pub. Ralph Lauren a mal pris l'affaire, et a mis ses avocats sur le coup. Un DMCA (Digital Millenium Copyrigth Act) a été émis contre le site, pour utilisation abusive de cette image (j'ai peuuuuuuuuuur, je risque la mêeeeeeeeeeeme choooooooooose). Ils pensaient ainsi stopper l'affaire. Mais c'était sans compter donc sur le 'tain d'effet Streisant. Et paf, ta gueule Ralph.
Pas vraiment que je crains l'anorexie pour mes filles, entre une qui gobe même ce qu'elle n'aime pas, et l'autre pour qui tout petit pain/brioche/tant-que-y-a-du-sucre se mange, mais quand même. Entre obésité mal contrôlée et anorexie revendiquée, il va falloir qu'ils (les amerlocks, nos voisins sont nos amis...) apprennent ce que poids santé signifie...
[oui, je sais, je fais rarement dans le post engagé, mais là, ça fait du bien]
01 octobre 2009
Suicide, saison 2
Le français qu'avait tant aimé Nelly Arcan (Isabelle de son nom de naissance) et qui lui avait inspiré son second livre Folle, a écrit à Nelly, à titre posthume, une lettre ouverte sur son blog. Une lettre qui ne m'émeut guère et qui, plus exactement, me révolte.
Je la lis, la re-lis, à la recherche d'une certaine peine à laquelle on pourrait s'attendre d'un homme qui a aimé une femme qui vient de se donner la mort. Je recherche les traces d'un amour, d'un amour mort et passé certes, mais dont il resterait des vestiges. Des émotions, je ne sais pas.
Ce que j'y lis, c'est qu'il ne l'a pas aimée. Et qu'il n'a jamais compris la substance de l'amour qu'elle lui portait. On ne peut lui en vouloir pour cela, l'amour a ce don si particulier, si déraisonnable, si mystérieux d'échapper à la raison justement et au jugement. Mais alors, pourquoi vouloir en faire témoignage, si ... plat ? C'est cela qui m'échappe.
Je ne peux m'empêcher de voir en ce pseudo-billet mélo une sorte de récupération médiatique pour générer un peu de trafic sur son blog et le faire connaître ... Je sais, je devrais avoir honte de ces inavouables pensées, j'ignore tout de ce mec en fait. Mais pourtant, pourtant... je relis à nouveau son post. Mais non, décidément, je ne vois pas autre chose.
En bonne française, j'aimerais presque croire à une théorie du complot : elle n'est pas morte, elle a créé toute cette mise en scène trash pour booster les ventes de son livre à venir. Ils s'aiment toujours en secret, et lui en rajoute une couche de son coté pour attendrir une autre audience. Le livre va sortir. Fort de ce marketing morbide, les ventes vont exploser, les deux amants vont partir incognito avec le pactole vivre leurs amours sous d'autres cieux.
J'aimerais sincèrement que les choses soient ainsi...
Faut vraiment que j'arrète les séries américaines. La vie ne connait aucun Happy Ending.
13 septembre 2009
Francitude ou bull-shitude ?
Petite leçon de grammaire suite à une anecdote qu'un ami ostéo me contait la semaine dernière. Il discutait francophonie avec un patient, qui l'a repris en ces termes "Voyons, on ne dit plus francophonie, on dit francitude". Allons bon.
La curiosité au max, j'ai donc cherché sur Internet. Parce que tout le monde le sait, si c'est sur Internet, c'est que ça existe (!). Quelques rares sites le mentionnent, et le mot francitude est comparé, pour sa construction grammaticale, au mot négritude. Libé le cite aussi, dans son article "Arrêtons de nous triturer la francitude". Il n'est dans aucun dico en ligne (pas pu vérifier dans un dico papier, n'en disposant pas là maintenant tout de suite).
J'ai fini par tomber sur le wiktionnaire, of course. Section suffixe -itude.
Personnellement, j'ai bien aimé la schtroumpfitude (!!!). Ce serait un néologisme ("mot inventé récemment"). Néologisme, hum, en voilà un terme bien pratique. Maintenant, on ne fait plus de fote d'orthografe, on crée des néologismes. Je me demande si Ségolène a utilisé cet argument imparable lors de la sortie époustouflante de sa "bravitude".
Bref, conclusion, certains cons sont des néologues.
Et je prends note, afin d'adopter ASAP la BSA.
La Bull Shitude Attitude...
08 septembre 2009
Le con du passage piéton
Nous nous sommes croisés et, sans même nous connaître, nous nous sommes gueulés dessus. Moi, piétonne qui traversait alors que le feu piéton était rouge (c'est mal) pendant que lui négociait dangereusement son virage avec son cellulaire collé à l'oreille (c'est mal itou).
Puis je me suis demandé.
En cas d'impact, qui aurait été le plus en tort ?
[Nonobstant le fait que c'est moi qui serait morte]




