30 mars 2009
Bloody Monday
Il y a des jours dont on se passerait. Comme aujourd'hui. Ce n'est plus un secret, il n'y a plus de "insider information" à cacher qui pourrait me faire poursuivre pour "délit d'initié" (je vis dangereusement). C'est officiel, la boîte pour laquelle je bosse vient de "remercier" (c'est comme ça qu'on dit pudiquement quand on est professionnel) 20% de son staff... Les hautes technologies ne sont pas des entreprises à but non lucratif, ce n'est pas un scoop.
Je ne devrais pas me plaindre, je fais partie du lot qui reste. C'est "juste" qu'à Montréal, près de 40 collègues sur un total de ~80 personnes sont "partis". Ça donne des jours comme aujourd'hui. De pluie. Qui donne une bonne excuse pour verser sa larme ("Tu pleures ?", "Non c'est la pluie").
De ces journées qui me rappellent, en pire, les ambiances de fin de colos. On a vécu de bons moments ensemble, des semaines, voire des mois. On se voit tous les jours, mais on se connait assez mal finalement. Suffisament pour s'apprécier autour de la machine à café, pour savoir qui-fait-quoi et comment-va-la-famille. Pas assez pour "keep in touch" très lontemps.
Aujourd'hui, j'ai dit au revoir (j'aurais dû dire adieu...) à des gens que j'ai appréciés mais que je ne reverrais probablement plus. Curieuse sensation.
Puis j'ai entendu le "High Management" se réjouir de l'accueil de la nouvelle auprès du marché (comprendre "l'action remonte"). J'ai entendu un survivant demander, durant la séquence des questions/réponses "quand la black-out period va-t-elle se terminer?" (comprendre "quand vais-je pouvoir excercer mes stock-options?"). Un homme pratique, sans nul doute. Pour qui "le sacrifice de ses collègues" n'aura pas été vain...
Aujourd'hui, je me demande "Est-ce vraiment ça que je voulais faire quand j'étais petite ?". J'ai essayé de me rappeler très fort ce que je voulais, quand j'étais petite. Puis me suis souvenue. Me suis rappelée la réponse que je donnais, qui enrageait ou faisait rire ma mère selon les jours (ma mère, femme au foyer, 4 enfants, un mari ingénieur -oui, j'ai fait comme pôpa- souvent parti...), me suis rappelée, donc, la réponse que je donnais quand on me demandait "Tu veux faire quoi quand tu seras grande ?".
Je répondais : "Comme maman. Rien".
...
[Et de me rappeler aussi que la vérité sort de la bouche des enfants...]
26 mars 2009
Mixed message
Hier après-midi, je bois ce que j’appelle mon thé "de bonne conscience". Sur mes 8 tasses de thé quotidiennes, je m'impose (?) ce thé vert kombucha de la marque Yogi Tea. Assez Carrément dégueulasse, il faut l'admettre (mais bon, il est vert puis il contient du kombucha, ce dernier gadget macro-biotique très tendance sur la Cote Ouest de ce que j'avais cru comprendre du dernier bouquin de Jean-Paul Dubois).
En fait, le but est à la fois de me donner bonne conscience (? donc) et surtout d'écouler le stock que m'a gentillement légué un collègue dont je ne dévoilerais pas l'identité parti ll y a quelques mois sans avoir bu son thé macro-biotique (le breton est fûté, oops, dévoilé).
Bref, Yogi Tea, probablement consciente de la piètre qualité (le mot est faible) de leur produit a fait ce qui s'impose en pareil cas : elle a misé sur le packaging. En imitant le concept des biscuits chinois, ils ont foutu des petites maximes ou prédictions sur les sachets eux-même. Je ne l’avais pas remarqué avant hier (pas faute pourtant d'en avoir bu de ce $%^de thé).
Exactement au moment où Balavoine me sanglotait « Dieu que l’amour est triste » dans les oreilles, je tombai sur le message du sachet ... « Your greatest strengh is love » …
Le trio gagnant
Je me demandais si on avait identifié le gène de la connerie ? En tout cas, chez eux, c'est sûr, s'il existe, le gène est dominant. Car tel père, telle fille.
Et pour complèter la Sainte Trinité du Jour, n'oublions pas le Pape, bien sûr. En tout cas, si en Afrique, ils sont énervés par son discours, ici à Montréal, on n'a pas trop à se plaindre. Car voyez ce que j'ai découvert dans une église rue Ste Catherine (oui, je fréquente ce genre de lieux pour la paix et le calme qui y règnent, n'allez pas non plus me prêter de bonnes intentions), juste derrière le pilier qui supporte le bénitier à l'entrée :
Hé oui, un distributeur de savon anti-bactérien. Je ne sais pas si c'est efficace contre le SIDA (j'attends la prochaine déclaration du Pape sur le sujet), mais virus et bactéries ne passeront pas par nos cathos locaux.
Merci le Pape.
23 mars 2009
Il y a des jours et des nuits
Vendredi, le 20 mars, Alexane me déclare "Aujourd'hui, c'est le printemps !"
- Tu es sûre ?
Je suis sceptique ascendant mais-qu'est-ce-qu'elle-a-encore-inventé. Car il semble me rappeler (avec une fiabilité que j'estime à 95%) que le printemps, c'est le 21 mars. De mes années d'enfant, je suis à peu près certaine (95% donc) que "Le printemps, c'est le 21 mars, l'été le 21 juin, l'automne le 23 septembre - d'ailleurs régulièrement confirmé par Belle-maman, dont c'est la date de naissance, qui ne manque jamais de rappeler que "je suis née le jour de l'automne"- et enfin l'hiver c'est le 21 décembre".
On dit que la culture, c'est ce qui reste quand on a tout oublié. Et bien, je vous l'annonce, c'est vrai aussi pour le manque de culture. Car vendredi, j'insiste :
- Non, Alexane, le printemps, c'est le 21. Ce sera demain !
Et elle, de s'obstiner "Non, c'est aujourd'hui ! c'est Caroline qui l'a dit".
Là, je capitule. Pas convaincue, notez. Jusque je suis encore de ces parents démodés qui s'incline face à la parole de la maîtresse d'école. Du moins devant mon enfant. Je suis sceptique, ouverte (à peine) à mes 5% d'erreur. Mais si Caroline l'a dit, je ne vais pas la discréditer aux yeux de ma fille.
Quand même, à peine débarquée au bureau une demi heure après, google, "jour du printemps". Et là, j'apprends que, stupeurs et tremblements (oui j'adore cette expression), "l'équinoxe de printemps peut tomber le 19, 20 ou 21 mars. Que au XXIe siècle (Seul siècle connu de mes filles, gloups...), il n'est tombé le 21 mars qu'en 2003 et 2007. Il tombera de nouveau le 19 mars en 2044."
Damned.
On m'aurait menti.
Pis d'abord, équinoxe, équinoxe, voilà un mot bien connu. Mais à part pour l'horoscope ou déterminer la date de plantaison des cactus (je suis nulle, on l'aura compris, et en astrologie et en jardinage... et en astronomie, ok, ok, ne soyez pas désagréables), je ne suis plus sure de ce que ça fait dans la vie, une équinoxe.
Re-google.
Et, ah y est ! Your memory has been updated. Equinoxes, ce sont les jours de l'année où le durée du jour est égale à la duree de la nuit (d'où l'étymologie, du latin æquus égal, et nox nuit). On distingue l'équinoxe de printemps, au mois de mars, et l'équinoxe d'automne, au mois de septembre.
Qui m'amène en ligne direct à leurs petits copains, les solstices. Le solstice d’été, qui est le jour le plus long de l’année alors que le solstice d’hiver marque la plus longue nuit de l’année. "Ça correspond aux deux époques où le soleil est arrivé à son plus grand éloignement de l’équateur et paraît être stationnaire pendant quelques jours, d'où l'étymologie « le Soleil s'arrête », du latin sol « soleil » et stare « s'arrêter »"
Ah ben dis donc, ça en fait des choses sues et oubliées. Et sues à nouveau...
Vendredi soir, je suis très fière de ma mise à jour personnelle. Je fais un exposé en bonne et due forme devant mon Alexane, qui ne retient qu'une chose "Hein maman, c'est moi qui avait raison !".
- Oui, oui... Mais, heu... tu connais l'étymologie de solstice d'abord ?
20 mars 2009
One candle in the night
Merci.
Voilà le mot qui me vient au clavier, en ce jour de premier anniversaire de ce blog.
Merci pour (re)venir me lire.
Merci pour les mots, écrits ou parlés, qui me disent que cela vous plait.
Ou parfois pas. Ce que je suppose, en toute modestie, être la rançon de "la gloire".
Et pour fêter avec moi ce premier anniversaire, j'aimerais que vous me laissiez un petit commentaire, en simple cadeau. Vous qui êtes en général bien silencieux.
Souhaitez-moi bonne chance, bonne continuation - et bonne inspiration - pour la seconde année.
19 mars 2009
Dis-moi qui sont ces gens
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J'ai créé une nouvelle catégorie, « Ma vie en mode
shuffle », pour rapporter de simples saynètes telle que celle ici. Car il m’arrive souvent de
drôle de coïncidences, entre ce qui se passe sous mes yeux et la
musique qui me traverse, distillée par mon lecteur de mp3 configuré,
donc, en mode shuffle.
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Une des grandes différences que j'ai remarquées entre Montréal et Paris est la quasi-absence d’amoureux dans le métro montréalais. Ça m’a toujours étonnée, depuis 10 ans que je vis ici. Comme cela m’enchante, à chaque fois que je retourne à Paris. Je ne peux détacher mes yeux des amoureux du métro parisien.
Et pourtant ce matin, pour contredire ma théorie, je les ai vus. Sur la ligne verte, entre Berri-UQAM et Place-des-Arts. La jeune vingtaine, ils sont assis l’un à coté de l’autre, de dos par rapport à moi. Ils se tiennent les mains, comme accrochés l’un à l’autre. Rien ne compte que l'autre. Ils se dévorent littéralement des yeux.
Dans mes écouteurs, Damien Saez :
Dis-moi qui sont ces gens
Qui se montrent indécents
Qui s'embrassent en public ?
Elle a la main passée dans ses cheveux à lui, elle joue dans ses boucles. Le couvre de baisers délicats sur la joue, descendant le long de sa machoire jusqu'à la base du cou. Puis remonte parfois à l’oreille, où elle lui murmure de doux mots qui les font s’esclaffer de bonheur l’un l’autre en une tendre complicité.
Dis-moi qui sont ces gens
Qui rient comme des enfants
Qui se donnent la réplique ?
Celle des Roméo,
Des Tristan, des Rimbaud,
Celle des grandes musiques.
Station Saint-Laurent. Il jette un œil au dehors pour voir le nom de la station. Puis revient à elle. Je le vois de dos mais le devine soudain sérieux. Il la regarde mieux on dirait, lui encadre délicatement le visage de ses deux mains et l’embrasse avec une nouvelle tendresse. Ils ferment doucement les yeux, quand leurs lèvres se font plus insistantes, tout concentrés en ce baiser qui a des allure d’adieu déchirant. Puis il se lève, comme à regret. Elle lui tient encore la main, ne le lâche pas, le temps que le métro s'arrète et que les portes s’ouvrent.
Dis-moi qui sont ces gens
Qui promènent en semant
La grâce derrière eux ?
Rendant plus beau le monde
Qui emportent à la tombe
Leur amour avec eux.
Quand il descend sur le quai, elle le regarde encore. Elle ne veut rien rater de sa présence à ses cotés. Même éloignés l’un de l’autre, on les sent toujours attachés, liés. Inséparables. Déchirés par cette petite rupture matinale. Les portes se referment et le métro reprend sa course. Lui reste sur le quai, immobile, à la regarder s’éloigner. La scène est attendrissante, touchante d’un romantisme désuet en cette heure de pointe quotidienne.
Je me sens accablée soudain, décalée. Voyeuse de ce bonheur si frais, si neuf. Si éclatant. Je me sens jalouse aussi, vieillie de toutes ces années qui me séparent de ces choses que je faisais, moi aussi, quand je faisais partie de "ces gens", dans le métro parisien.
Dis, qui sont ces bourreaux
Qui me tuent sans un mot
De leurs yeux magnifiques ?
17 mars 2009
Le pouvoir de dire non
En ce moment, notre Alexane s'exaspère. Au moindre refus, elle lève les yeux au ciel, fait une moue qui dure des heures, et s'assoit par-terre les bras croisés autour des genous en signe de contestation.
Ça peut commencer le matin ("Tu finis ce paquet de céréales avant d'ouvrir l'autre"), continuer dans la journée ("Tu ne joues pas avec la Wii tant que tu n'as pas rangé ta chambre") et finir le soir ("Non, tu ne prends pas de biscuits comme collation. Si tu as faim, c'est un fruit").
A la longue, ça lasse, une petite fille gâtée qui n'accepte aucun refus et qui fait perpétuellement la tête. Ce soir, Mon Mec l'a prévenue en allant la chercher à l'école "Alexane, rentrés à la maison, on va discuter de ton comportement". Re-yeux au ciel, re-jérémiades "Je vais encore me faire chicaner".
Puis finalement, elle réfléchit et lui sort "En fait, ça va être rapide ce que j'ai à dire : arrêtez juste de me dire non !".
...
[Ceci dit, en première approximation, c'est pas faux. C'est même une bonne analyse de la situation si on y pense. Effectivement : pas de refus, pas de p'tite fille frustrée, donc pas de p'tite fille qui fait la tête. CQFD].
[Mais rassurez-vous, le règne de l'enfant-roi n'aura pas lieu sous notre toit. Je lui préfère de loin depuis des années le rôle de reine-mère. On continuera donc à pratiquer la monarchie éclairée parentale. Où le NON a une place de choix]
[Mais bien tenté ma fille]
16 mars 2009
Ceci explique cela
Alexane commence à bien skier et à avoir très (trop ?) confiance en elle. Du coup, cet hiver, quand on skiait avec elle, le leitmotiv était « Alexane, contrôle ta vitesse !», auquel, entre deux mélodies (car Alexane chantonne en skiant), elle nous opposait un désinvolte « Oui, oui… » dit sur le ton de l’ado désabusé-sont-lourds-mes-parents-je-sais-ce-que-je-fais (oui, j’ai été jeune moi aussi…).
Bref, vendredi, elle est invitée à passer le week-end dans le chalet d'une petite copine. Au programme, ski et patins. Hier soir, on la récupère … le visage tout égratigné. Première impression passée ("MA FILLE, C'EST COMME UNE VOITURE DE LOC, JE VEUX LA RETROUVER DANS LE MÊME ÉTAT QUE CELUI DANS LEQUEL JE VOUS L’AI CONFIÉE"), le papa (qui est encore un ami, oui, oui, malgré tout) nous explique que « Alexane skie bien, mais elle va parfois un peu vite et que bon, elle a mal négocié les dernières bosses de la dernière piste». Et paf ma fille, tête première dans la neige, le nez qui saigne, la lèvre supérieure gonflée, les joues brulée par la neige. La totale.
Le soir, on discute avec Alexane de « son premier grand accident » (dixit elle-même).
- Alexane, est-ce que tu contrôlais ta vitesse pendant cette descente ?
Je vois mon Alexane dubitative, qui réfléchit. Je sens qu'elle hésite à me répondre. Et finalement elle lâche un :
- Mais, maman. Ça veut dire quoi, exactement, contrôler sa vitesse ?
- ...
15 mars 2009
Du bollywood épormyable
Cette semaine a été riche en pièces de théatre, "Rêvez, montagnes !" à l'Espace Libre mardi et "La charge de l'orignal épormyable" au TNM vendredi. Deux styles, deux ambiances, deux soirées particulières.
"Rêvez, montagnes" d'abord. Une parodie hilarante du cinéma indien façon bollywood. Le scénario ? Un producteur indien cherche à filmer son dernier film dans les montagnes de son enfance, situées au Pakistan. Pour des raisons politiques, l'accès des-dites montagnes lui est refusé, et il part à la recherche de montagnes à l'énergie similaire...au Québec. Une production haute en couleurs, riche en création et à l'humour efficace. N'hésitez pas, il faut la voir !
"La charge de l'orignal épormyable", ensuite. Hum... Mettons que le titre résume à lui seul la pièce. On n'est pas sûr de ce qu'il veut dire, il y a un mot qu'on n'a jamais entendu et qu'on ne comprend pas et au final on n'a aucune idée de ce à quoi s'attendre.
Cette pièce de théatre est un fleuron de la poésie québécoise. Du poète Claude Gauvreau, un des signataires du Refus Global. Qui comme tout poète a commencé à être (re)connu après sa mort (son suicide) en 1970. Il a passé quelques mois en asile psychiatrique suite au suicide de sa muse, et le texte de "la charge de l'orignal épormyable" se veut une sorte de témoignage de cette époque, et plus généralement une satyre de l'oppression d'une société sclérosée qui brime toute créativité.
Le sujet donc, un homme enfermé dans un endroit retiré dans une forêt inquiétante, une sorte de retraite au style qui oscille entre un camp d'emprisonnement et une institution étrange. Il s'est retiré là suite au suicide de la femme qu'il aimait et vit avec 4 "amis", des pseudo-psychologues, qui le soumettent à des jeux cruels afin de le tester et pouvoir lui coller une étiquette ("maniaque", "pervers", "masochiste", etc...).
Quand le héros (au nom improbable de Mycroft Mixeudeim - je stressais à chaque fois qu'un des acteurs le prononçait, j'avais trop peur que sa langue fourche et qu'il dise Microsoft... oui je sais, je suis ingénieure), bref, quand le héros est poussé à bout, il se transforme en une sorte d'orignal qui défonce les portes avec sa tête, de façon épormyable (c'est chiant, hein ? ces mots qu'on ne comprend pas).
la pièce dure 2h15 sans entracte, en une suite de scènes qui oscillent entre l'ennui, l'interrogation, le malaise. L'ambiance est oppressante, avec une musique en arrière plan assez insistante. Certaines tirades sont longues, de compréhension difficile, car Gauvreau aimait insérer dans ses pièces le langage qu'il avait inventé, l'exploréen. "une langue pure et très lyrique, mais en même temps pas inaccessible.», dixit la critique de La Presse.
Rien que ça. Sans sous-titres.
Et bien, personnellement, j'ai trouvé c'est très TRES chiant. D'un élitiste agaçant ("Comment, tu ne parles pas exploréen couramment ? Pfui..."). Donc, quand je suis sortie du théatre, vendredi soir, j'étais passablement énervée, troublée aussi.
Pas sûre d'avoir aimé. Ni détesté ceci dit.
D'une incertitude exaspérante.
A se taper la tête contre les murs, comme le dit l'affiche.
Je confirme !
---- Ce que le mot dit
"épormyable". Aucun dictionnaire ne le mentionne sinon ... Le Grand Dictionnaire Terminologique qui est lié à l'Office de la Langue Française du Québec.
Epormyable, Adj.
Adjectif inventé de toutes pièces pour décrire l'état de celui qui se sent à la fois génial, créatif et menacé par son environnement social. La terminaison « myable » pourrait avoir le sens de friable.
A se demander ce qu'ils foutent dans les céréales ?
Question d'Héloïse ce matin, qui pose devant moi avec sa main distante de 10 cm de son nombril :
- Maman, je serais grande comment maintenant si, quand tu m'attendais, tu avais un ventre comme ça ?






